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Chronique :
Mots : 1405
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Plusieurs écrivains, autant amateur que professionnel, peuvent éprouver de la difficulté à trouver un titre adéquat pour une de leur œuvre. Le titre, aussi simple semble-il être, peut être une véritable corvée pour l’auteur qui y consacra une certaine partie de son temps. Avoir un bon titre est extrêmement important, car c’est le premier contact que le lecteur entretient avec votre œuvre et souvent leur premier critère.
Un lecteur ne lira pas un texte si le titre ne lui dit rien de bon. En plus, le titre guide la première perception que le lecteur aura de votre texte et si votre titre est nul, il sera ardemment convaincu que votre texte est nul (même s’il est excellent). Il faut aussi ajouter qu’il y a une infinité de textes disponibles autant sur le net qu’en librairie, votre titre se doit d’être supérieur aux autres si vous voulez attirer l’œil du lecteur qui survole rapidement la liste de ceux disponibles. Un bon titre est l’élément premier à corriger pour amener la première lecture. Voici donc quelques trucs que j’utilise lors de mes rédactions de textes et de poèmes pour choisir un titre approprié et qui pourront, je l’espère fortement, vous amener à obtenir davantage de visibilité.Tout d’abord, il doit être significatif. Le lecteur doit se douter de se que votre texte va parler en lisant le titre. Le titre pour une nouvelle, un roman ou un poème n’a pas besoin, et ne devrait pas, être purement informatif (comme le titre de cette chronique) sinon cela lui enlèverait beaucoup d’esthétisme. Par contre, il n’est pas préférable non plus de faire le contraire en lançant un titre totalement aléatoire comme les adeptes du dadaïsme. Par exemple, une nouvelle qui aurait pour titre « La forêt et le lac », mais dans laquelle on retrouve ni forêt, ni lac!
Ensuite, comme abordé dans précédemment, un bon titre se doit d’être esthétique. Il faut utiliser un vocabulaire assez riche pour que le titre sonne bien à l’oreille, qu’il ne semble pas lancer comme ça, juste pour s’en débarrasser. L’exemple de « La forêt et le lac » serait ainsi un mauvais titre parce qu’il est trop simple et il n’est pas assez riche. Pour que le titre soit esthétique, il faut également qu’il ne soit pas trop directement lié au texte. Il est préférable d’inclure un seul élément moins global qu’on trouve important que de faire un titre qui résume l’ensemble. Un bon truc pour ceci est de prendre la phrase qui vous touche le plus dans le texte ou qui est le plus important et d’en faire un titre avec.
Puis, votre titre se doit d’évoquer un ou des sentiments particuliers qui se retrouvent tout au long de votre œuvre. Ce sentiment évoqué doit servir de base au lecteur qui souhaitera le rechercher dans votre texte. Si une personne désire lire un poème triste, il ne lira pas un texte qui s’appelle « La joie en trois actes » parce que ce titre évoque complètement le contraire de se qu’il recherche. Le titre aurait beau être ironique, le lecteur ne le lira pas pareil parce qu’il est convaincu que c’est un texte joyeux. Le titre se doit d’évoquer un sentiment également parce que les sentiments sont plus propices à attirer le lecteur et cela se voit grandement dans les publicités par exemple. Les publicités de bière sont toujours associées au plaisir et à la fête, même si concrètement la bière se doit d’être une boisson pour combattre la soif tout simplement. Vous devez donc associer votre titre à une émotion, même si dans le fond vous racontez l’histoire d’un gars qui parle avec son chat. Ce texte pourrait s’appeler par exemple « Confrontation avec Monsieur Matou ».
Le titre se doit aussi de ne pas être trop long sinon il ennuiera le lecteur. Un titre court et bref aura comme avantage de laissé davantage place à l’imagination dans la tête du lecteur. Par exemple, pour le texte du chat, quelqu’un qui aime les textes policiers pourraient croire que Monsieur Matou est un bandit et que ce sera une confrontation entre le héros et le bandit. En réalité, votre texte parle d’un gars qui parle à un chat, mais si le titre est bref, le lecteur peut s’imaginer n’importe quoi et cela peut jouer à votre avantage. Cependant, vous devez éviter les connotations négatives qui auront aussi pour effet de faire imaginer n’importe quoi au lecteur, mais de façon négative. Si le titre de l’exemple aurait été « Discussion autour d’une litière », je suis absolument certain qu’il n’aurait jamais été lu!
Également, il faut ajuster son titre en fonction de l’œuvre qu’on écrit. Pour un roman, le titre d’un chapitre ainsi que le titre du livre peuvent être très différent. Un titre de chapitre ne devra pas être recherché aussi rigoureusement que le titre central. Vous pouvez donc vous permettre d’appeler un chapitre « Le mur » parce que, selon votre texte, le lecteur comprendra le lien avec l’histoire. Si vous appelez votre roman « le mur », pas sûr qu’il va comprendre.
En résumé, il est primordial que votre titre vende votre œuvre parce que c’est sa principale utilité! Le lecteur doit être intrigué après la lecture du titre pour vouloir l’amener à lire le tout. Le titre doit donc laisser un élément de suspense. Par exemple, si on utilise comme titre « Le saule pleure », le lecteur se demandera pourquoi le saule pleure? Un mauvais titre serait « Je pleure parce que ma copine est morte » parce qu’il n’y a aucun élément à trouver à la lecture, on sait déjà pourquoi il pleure.
Les différents éléments énoncés plus haut visent tous à rendre votre titre le plus « vendable » possible. Cependant, aucun d’entre eux ne donne vraiment de truc concret et un auteur peu créatif au niveau des titres n’aura pas d’idée où commencer. Voici donc quelques exemples qui appliques les « théories » énoncés plus tôt.
Pour avoir un titre qui englobe bien le sentiment et la signification, il est possible de prendre un élément concret et de le lier à un sentiment. Les exemples :
-Le lac et les pleurs
-Une lettre ensanglanté
-Quand le vent rencontre la solitude
Pour avoir un titre qui est esthétique, on peut faire une personnification (donner un trait humain à un objet ou animal). Les exemples :
-Quand le vent rencontre la solitude
-Danser avec la lune
-Rencontre avec les rêves
Également pour l’esthétisme, on peut jouer avec la plupart des autres figures de style. L’énumération de plusieurs éléments qui n’ont pas vraiment de sens à première vue peut donner un résultat intéressant. Pour les anciens lecteurs des éditions « la courte échelle », cela vous dira sûrement quelques choses. Les exemples :
-Le sofa, la fenêtre et ma solitude
-Julie, Sophie et les autres putains
-Le jour, la nuit et ma mort
Pour finir, afin qu’un titre soit bref et intéressant au point de vue du lecteur, on peut utiliser des mots qui rejoigne à peu près tout le monde. On pourrait appeler cela la méthode du journal à sensation (par exemple, le journal de Montréal pour les québécois). Les exemples :
-Fantasme interdit
-Rêves inachevés
-Enfance brisé
En conclusion, je voudrais simplement spécifier que ce texte ne se veut pas une thèse de doctorat, mais simplement un atout pour tout les auteurs en panne d’inspiration au niveau du titre. Les trucs donnés sont ceux que j’utilise pour trouver des titres assez facilement à mes créations et j’ai cru utile de les partager. Je vais sûrement ajouter des updates pour les exemples concrets à la fin, mais pour l’instant, c’est ça! En espérant que vous n’éprouviez plus de problème de titre!