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Position dans Poésie : 46ème
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Oeuvre :
Mots : 257
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Tu danses immensément sous ta lampe d’acide. Le soleil te transperce incongru et te chante l’amour que tu craches dans l’air pur. Quelques flammes osent s’aventurer sur ton corps et tu te secoues vivement, infatigable. Des yeux te regardent et tu brilles encore plus, sous les regards excusés et discrets tu meurs, tu meurs tes pas dans leurs bras ensanglantés. Tu ne sais plus ce qui se passe, tu tombes. Tu tombes. Tu te relèves, seul, enveloppé dans un drap noir, aveugle. Tu es aveugle.
II.
Des fumées apocalyptiques sortent de ma bouche fulgurante. Quelques champs vides flottent devant moi, et mes mains n’arrivent pas à appuyer sur les touches de ma vie. Des taches noires se mettent à résonner dans ma tête et je ne comprends plus pourquoi ma voiture s’arrête toute seule aux bords de routes. J’enlève mon chapeau pour que mon cerveau prenne un peu l’air, puis je lui donne deux comprimés qui enlèvent la douleur ou font danser les cellules. Je souris aux nuages qui me regardent, bienveillants.
III.
Assassine idée ! Ses pneus écrasent les poumons qui traversaient la rue. Elle ne s’arrête pas. Elle veut attraper la liberté avant qu’elle n’atteigne quelqu’un. Le bonheur se frappe à elle. Sa lumière, absolue, tue le monde bien sagement, bien lentement. Qui était-elle ? Qui est-il ? Le bonheur existe, pour les autres.