Trois courts poèmes en prose

Type : Poésie | Ajout le : 03/11/2010
Note de l'auteur :
J'avais à rédiger de la poésie pour le journal étudiant de mon cégep, auprès duquel j'avais pris cet engagement. Je me suis donc assis et ai jeté sur le papiers ces quelques lignes, dans un style poétique que je maîtrise beaucoup moins que le vers. En plus, les poèmes sont, si pris tous ensemble, un exercice de style, dans le fait qu'ils utilisent, tour à tour, mais non respectivement, les trois personnes du singulier. Bref, voilà trois (maladroits) courts poèmes en prose.
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Position dans Poésie : 46ème

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Oeuvre :
Mots : 257
I.

Tu danses immensément sous ta lampe d’acide. Le soleil te transperce incongru et te chante l’amour que tu craches dans l’air pur. Quelques flammes osent s’aventurer sur ton corps et tu te secoues vivement, infatigable. Des yeux te regardent et tu brilles encore plus, sous les regards excusés et discrets tu meurs, tu meurs tes pas dans leurs bras ensanglantés. Tu ne sais plus ce qui se passe, tu tombes. Tu tombes. Tu te relèves, seul, enveloppé dans un drap noir, aveugle. Tu es aveugle.

II.

Des fumées apocalyptiques sortent de ma bouche fulgurante. Quelques champs vides flottent devant moi, et mes mains n’arrivent pas à appuyer sur les touches de ma vie. Des taches noires se mettent à résonner dans ma tête et je ne comprends plus pourquoi ma voiture s’arrête toute seule aux bords de routes. J’enlève mon chapeau pour que mon cerveau prenne un peu l’air, puis je lui donne deux comprimés qui enlèvent la douleur ou font danser les cellules. Je souris aux nuages qui me regardent, bienveillants.

III.

Assassine idée ! Ses pneus écrasent les poumons qui traversaient la rue. Elle ne s’arrête pas. Elle veut attraper la liberté avant qu’elle n’atteigne quelqu’un. Le bonheur se frappe à elle. Sa lumière, absolue, tue le monde bien sagement, bien lentement. Qui était-elle ? Qui est-il ? Le bonheur existe, pour les autres.
Commentaires
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Eldorino
13/11/10 à 05:20
Merci beaucoup :) ! Moi, tu vois, c'est étrange, mais j'ai beaucoup plus aimé le premier et le deuxième texte que le dernier... Mais bon, merci :) !

Libellule Rouge
03/11/10 à 16:32
J'ai préféré le 1er et le 3e texte, sans pour autant les trouver maladroits comme tu l'insinues. Je trouve que tu nous montre là des polaroids poétiques de personnages évanescents. Le 2e texte manquait peut-être un peu de fil conducteur.
J'ai particulièrement apprécié le passage "Le bonheur se frappe à elle". Beau travail sous pression!