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Mots : 332
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Chaude, salée,
Empreinte d'un mal sans nom.
Comme un miroir, elle présage la mort,
Reflète ma haine, reflète ma rage.
Mais qui comprend ?
Qui comprend ce mal de vivre qui m'envahit,
Cette inquiétude qui me guette,
Sur ma joue.
C'est comme une longue coulée de lave
Qui vous brûle et s'inscrit en vous,
À jamais.
Celle qui s'empare de tout et qui vous ronge.
Et ces blessures que je m'inflige parfois,
Sont la simple réponse à un mal-être plus grand.
Elles sont les maux d'une Terre que l'on a gangrenée, lacérée,
Traumatisée.
Mais s'en rendent-ils compte ces êtres si frêles et pourtant si orgueilleux, si égoïstes.
À chaque respiration, c'est le poison qu'ils distillent ;
Et c'est ce poison qui m'atteint quand je suis.
Je suis torturée, névrosée.
Le mal s'est inscrit en moi,
Il semble punir à travers mon être cette société qui grandit,
Qui s'étend sans se soucier de lui.
Et je l'accepte, sans mot dire.
Mais dans cette larme, c'est mon âme qui se met à nu ;
On y lit les appréhensions d'un futur, d'une vie.
Dans cette simple larme il y a toute ma mélancolie.
Celle qui fera office de témoignage,
Celle qui osera dévoiler la triste réalité que l'on a construite,
Celle qui espère malgré tout
Qu'un jour cela finira, moi, les autres.