Classement :
Pointage : --/5
Nombre de votes : 0
(Pour voter, connectez-vous!)
Position dans Poésie : --
Pointage : --/5
Nombre de votes : 0
(Pour voter, connectez-vous!)
Position dans Poésie : --
Visionnements :
Aujourd'hui : 0
Total : 10
Aujourd'hui : 0
Total : 10
Oeuvre :
Mots : 667
Mots : 667
Cette misérable parodie de l'existence,
Nous contraint à nous soumettre.
Dans cette existence,
L'obéissance est prédominante.
Obéir ne m'a jamais révolté,
Pour la simple raison que je n'avais d'intérêt à défendre,
Dans ce cas pourquoi aurais-je combattu ?
Aujourd'hui tout a changé,
Je ne désire plus être esclave,
Je veux pouvoir tracer mon destin.
L'ocasion ne s'était jamais présentée,
J'étais en accord avec le reste du monde,
Aujourd'hui nos visons divergent.
On m'oblige à me sacrifier pour le contentement des autres,
On désire me voir souffrir pour leur éviter d'être à ma place.
Je me plains partout de ma languissante agonie,
Par mon obéissance et mon dévouement je suis maudit,
Tous me comprenent et tous s'attristent de mon sort,
Tous me disent être malheureux autant que moi.
J'y ai un instant cru,
Puis un jour je me suis demandé :
Pourquoi personne ne se révolte avec moi ?
Pourquoi personne ne soutient ma cause ?
Ils ont tous le pouvoir de faire changer mon destin,
Contrairement à moi.
Parce que tous n'en ont cure !
Il préférent me voir souffrir de tant d'injustice,
Plutot que de réclamer justice et de ce fait,
Mécontenter mes bourreaux !
Je ne désire pas me rebeller.
Il existe tant de personnes qui n'obéissent qu'à elles-mêmes,
À leurs besoins, à leurs bonheurs.
Ils se vautrent dans le péché le plus absolu.
Quand je les regarde je suis dégouté,
De tant de débauche et de décadence.
Jamais, jamais l'on avait osé me comparer à eux :
"On ne peut pas comparer ce qui n'est pas comparable !"
Aujourd'hui, sous prétexte de me révolter,
Je suis ouvertement comparé.
Qu'ai-je donc fait ?
Je désire défendre mes intérêts,
Mon bonheur, Mon avenir,
Sous le nom de la justice.
Cela donne-t-il le droit de me comparer à eux ?
Eux qui ne se préocupent de personne,
Se vautrent dans la luxure, dans la stupidité,
La vanité, l'indécence en faisant abstraction des règles.
De plus,
Obéir ne m'a jamais vraiment surélevé,
Par rapport au piètres pécheurs !
Après tout ce temps passé à réfléchir,
A me lamenter, à pleurer, à souffrir,
J'en deviens enragé,
Toute cette violence s'accumule en moi,
Cette rage s'accapare de mon dévouement,
De mon obéissance en me disant :
CRIE CETTE INFAMIE !
AU NOM DE LA JUSTICE !
Aujourd'hui j'ai finalement décidé,
De montrer au monde à quel point je le hais,
De ne plus jamais obéir aux ordres injustes,
De ne plus affectionner les tyrans,
De ne plus souffrir pour eux.
Cela est plus égoïste de me forcer à souffrir pour leurs bonheurs,
Que de chercher mon bonheur quitte à devoir faire souffrir.
Voila comment je suis devenu un paria.