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Oeuvre :
Mots : 309
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Une vapeur, indiscible, Qui corrompt et dissoud.
Tissus brulés, de mon coeur, j'etouffe de cette condition,
Trop proche, interieure, deferlant de brulots atroces,
Qui defigure mes sens, en une tempête d'acide.
Je ne me sens plus respirer, les murs se rapprochent et frappent,
Je distingue l'exutoire, la douleur salvatrice, anonciatrice de la redemption.
Je ne me sens plus de raison, les pulsions sont prises pour raison.
L'échappatoire passe par l'accomplissement, la crise. Une idée fixe,
Des pensées qui deferlent, les couleurs, les sons, tout se melange,
Dans un tourbillon, les murs dansent, et je danse avec eux, contre eux,
Dans l'immensité de la raison, pulsion defini par l'action douloureuse.
Et la douleur, aigüe, pointue, abrasive, et l'abondance entraîne l'abondance,
Dans une valse des sens, on ne voit plus, on n'entend plus, on se sent vivre,
A travers cette sensation, ce mal si pur, je revis, j'existe enfin,
Pour lui, à travers lui, dans lui, nous ne sommes qu'un, je deviens moi,
Je nais pour la seconde fois, j'explore les limites d'une vie, l'intensité monte,
Et je deviens second, je suis transporté dans cette sensation, qui berce et derange,
Qui cingle et foudroie, qui motive et revulse, qui reveille l'inconscience de nos actions,
Et permet l'existance par les sens, le vécu devient veritablement réel, le moment est present,
C'est le paroxysme de l'action, de la sensation. La vie redevient vie, et l'illusion confortable,
Disparait, le monde apparaît.