Polar

Type : Poésie | Ajout le : 25/02/2010
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Oeuvre :
Mots : 86
Une nuit dans la boutique
Du prêteur sur gage
Le piano mécanique
Radotait « Ciel d’orage »

On faisait un poker
Avec le borgne
Qui tenait un verre
De vin dans sa pogne

On était tous plus
Ou moins schlass
A part Lulu
Qu’était de glace

Comme il trichait
L’ordure
Empochait
La soudure

Il n’a plus
Nui
Lulu
Depuis
Commentaires
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orfeo
15/03/10 à 07:17
Merci,ça fait plaisir de découvrir compliment au réveil!
Je tâcherai de faire souvent court,alors, si je peux, mais jesuisuneincorrigible bavarde!

Eldorino
15/03/10 à 05:29
Hum, de toutes les oeuvres, celle-ci m'accroche plus particulièrement !

Peut-être la plus courte écriture, plus directe, qui vient me chercher !

Mais en général, je dois vraiment vous féliciter pour vos rimes, tant dans celui-ci que des les autres : elles sont très souvent riches et utilisées de façon très fluide.

orfeo
02/03/10 à 07:10
Ben, tu sais, comme disait ma grand'mère, "Bonne à tout, propre-à-rien!"...
J'ai commencé par faire des études d'Arts Plastiques, j'envisageais la scénographie, avant de me dire que finalement c'était jouer que je voulais! (mais je fréquentais le conservatoire de ma ville depuis l'âge de douze ans)
Et aujourd'hui, quand je monte un projet, je me charge souvent de la conception, voire même de la fabrication des costumes et de la scéno.
En ce moment je fabrique dix-sept masques d'animaux... Je crois vraiment que ma grand'mère avait raison!
Je travaille souvent avec un bon copain qui a beaucoup joué à Montréal dans les 70's, il a même maintenant le passeport canadien, et c'est une mine d'anecdotes sur la vie artistique québécoise de ces années-là, c'est drôle! Il a même fait partie de l'équipe canadienne d'improvisation lors d'un festival d'Avignon...
Quelle bavarde! Bon, ici c'est le matin, faut que j'y aille!

Libellule Rouge
02/03/10 à 03:38
Hehe oui, ça fait déjà quelques années maintenant, mais j'ai bifurqué vers les communications, et je crois au final que c'est pour le mieux: j'éprouve maintenant plus de plaisir à voir du théâtre qu'à en faire. Ceci dit, je ne dis pas "plus jamais", mais faudra être très convaincant!
J'ai vu dans ton profil que tu es metteure en scène aussi. Une artiste accomplie dis donc! D'autres talents cachés??

orfeo
01/03/10 à 08:06
Tu as fait aussi des études de théâtre? C'est incroyable comme on se retrouve!

Libellule Rouge
01/03/10 à 03:10
Ça me fait penser à certaines théories que j'ai effleuré lors de mes études en théâtre, ça semble très intéressant comme lecture, merci du tuyau! :)

orfeo
01/03/10 à 00:35
Zut alors, si je fais une faute au nom que j'indique, ça ne va plus! C'est Michel Bernardy avec y!

orfeo
01/03/10 à 00:30
Je viens de lire l'article que tu as publié sur la métrique, et j'ai vu qu'en effet tu en connais un bout...
Mais ce qui est intéressant, ce n'est pas seulement la métrique, c'est aussi la prosodie (comment dire... le rythme "organique" d'une langue...)
Si tu en es curieuse, je te conseille de chercher dans G..gle le nom de Michel Bernardi, ou le titre de son livre qui doit être "le jeu verbal- traité de diction de l'honnête homme"... Il a été mon prof au Conservatoire, il y a... pas mal d'années! Je crois que son livre est épuisé en édition papier, mais on le trouve en ligne. Tu verras, on peut y faire des découvertes passionnantes, c'est une vision de l'écrit selon l'angle de l'interprète, du "diseur", du comédien...

Libellule Rouge
28/02/10 à 23:47
Wow, tout un art que je ne maîtrise tellement pas (quoi que j'en connais pas mal les règles, mais je ne les applique pas donc...), c'est impressionnant, un beau défi effectivement!

orfeo
28/02/10 à 19:16
Schlass: beurré comme un petit Lu, rond comme une queue de pelle, fait(ou mûr) comme un coing, plein comme un œuf, noir comme un boudin, et j'en oublie! Dit avec plus d'élégance: "dans un état d'ébriété avancée".
La règle que je m'étais donnée, je te mets dans le secret, mais chut...
C'est un jeu sur le pair et l'impair, la symétrie et la syncope, d'où je crois le côté jazzy... Je suis partie d'un alexandrin "faux", c'est-à-dire sans césure à l'hémistiche, donc 7 pieds, puis 5 pieds, et on rattrape l'équilibre avec 6 pieds-6 pieds...
Continuer avec 6-4-5-5, puis 5-3-4-4, puis 4-2-3-3, et enfin 3-1-2-2....( j'ai l'impression de donner un diagramme de tricot!)
Tout le défi consistait à terminer l'histoire avant d'arriver à zéro... Rigolo, non? ça parait très mathématique, mais pas plus que la musique, finalement.

Libellule Rouge
28/02/10 à 17:40
Si je comprends bien, le but c'était de faire des strophes de plus en plus courtes, non?
Je ne suis pas sûre de comprendre certaines expressions (comme schlass), mais l'essentiel c'est qu'il ne nuira plus!