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Position dans Poésie : 55ème
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Oeuvre :
Mots : 271
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S’inviterait un temps qui serait épuré
Un instant, ainsi lové sur une chaise
À une terrasse inondée de soleil
À l’autre moment, virevoltant
Entouré d’inconnus qui nous confrontent
À une solitude aux charmes inconnus
La ville se dévoile aux coins des commerces
La tentation est grande d’y puiser dans ces trésors
Les connaissances s’amassent dans ces minuscules
Petits Musées où se nichent les amours
De ces âmes que l’on disait enflammées.
Georges Sand nous attend toujours nichée
Dans cette maison si belle au bout de cette tranquille ruelle
Paris fleurit à chaque bouffée d’air, ainsi égaillés
Les soucis se font légers quand Musset écrit ses roses
Même les ponts se renouvellent sous nos yeux ensommeillés
C’est la cité tout entière qui est invitée à boire ce petit crème
Dans les rues plus bigarrées, l’on sent comme un début d’Orient
Les accents gutturaux nous annoncent des horizons
Que Rimbaud a douloureusement tus !
A cette terrasse que je n’ai déjà plus envie de quitter
Mes paupières volètent aux grés du petit vent
Je devrais bouger, faire semblant de vivre, de découvrir
Mais je suis si serein, ici, sous la fine tonnelle
Que je prolonge égoïstement ce moment
Le temps de ce minuscule breuvage_
5 juin 2007