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Oeuvre :
Mots : 264
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S’impose les changements
Le cœur qui se révolte
Et on s’assoie sur la mort
Avec à la main un verre de désir et d’amertume
Le sourire grisâtre
Qui sent bon la peur et le doute
Goûte la soie verte enveloppant les tombes
De nos meilleurs ententes
Vive le tonnerre qui gronde
En fraîche route de vitre
Nous sommes les puissants inquisiteurs
D’une audace à la solitude
Qu’on boive, qu’on crie
Il n’y a plus d’espace entre nos corps
Convulsés, éloignés
Une traînée de poudre qui élance
On s’est ancré dans la peau
Frémissants des mains glaciales
Et l’air en seringue
Nous injecte l’âme fusion
Assis dans notre cimetière
Les macchabées ne voient pas l’horreur
Qui peuple nos sillons
Je ris de ton visage effacé
Je ne garde plus que ton regard
Tu peux partir avec mes quartiers
Je ne suis qu’une chair sans pouvoir
Le sang sur tes lèvres
Se cicatrisera bientôt
Nous rirons encore
Quand le vent se lèvera
Emportant nos os
Son aile immense accrochée
Au crochet d’une faux
Brisant la terre d’un baiser
D’explosion en cage
-13/11/07-