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Oeuvre :
Mots : 227
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Dont le moindre souffle enfle
Ou retombe comme les feuilles de rouille
Lorsque le vent enfin s'apaise
Il y a alors pure possession d'un corps
Qui nous est gracieusement offert
Et dont de l'ample forêt de tous ses sens
Nous ressortons fortement éblouis,
Troublés et pour les rares qui restent
En pleine possession du juste geste
-aux tremblements des uns
s'oppose la grâce de la courbe
maîtrisée
Qui caresse bellement avec le coeur gentil
Avec l'âme ouverte, se propose à nous
Comme une lumière dans le coeur du feux
Comme la buée d'une vie
Humide d'une coulée d'eau claire
Et qui jamais, par le soufflet du temps
Ne se voile-
Il nous faut pourtant acquérir ce regard
D'une acuité minérale,
Sortir du spectacle de tous ces Précieux
Sortir de cette pierre livide,
Blanche gangue qui étouffe
Autant qu'elle soutient
Se remettre à vivre enfin
Nous les pauvres mais amples d'esprit
S'envolant comme les marées quand
Hautes, elles daignent se mouvoir
Et découvrir l'espace qu'elles recouvraient
Ainsi
23 juin 2007