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Oeuvre :
Mots : 257
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Plus triste que la mort,
Qui a vu les désastres humains,
Une nature, une de plus
Que l'homme a dénaturé
Qu'il s'est plu à détruire
Dans ses jeux enfantins
Une étrange odeur règne ici
Dans ce champ de désolation
La terre, si fertile autrefois
N'a plus que l'apparence d'un désert
Et les fleurs, couleurs d'arc-en-ciel
Ont perdu toute vie
Formant maintenant un tableau
Semblable au gris ciel de pluie
Voilà longtemps que la vie
A fuit de cette plaine
Où la guerre a fait rage
Longtemps y a retenti
Le bruit des armes, bêtises humaines
Et longtemps ont jonchés le sol
Les cadavres des hommes
Mêlant à la terre leur sang impur
C'est ce dont le vieil arbre
A pu être témoin
Avant de rendre l'âme
Trop seul dorénavant
Pour se donner la peine de survivre
Le trépas a figé ses branches
Qui, jadis, se balançaient au gré du vent
La sève, au creux de son corps noueux
A durci ses mouvements
Jusqu'à ce qu'il ne reste de lui
Qu'une illusion de statue de pierre
Laissant cette terre,
Comme un grand corps malade,
Agoniser avec consternation.
Et lentement s'effritent
Les cendres de cette nature morte