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Oeuvre :
Mots : 283
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Assise
Attend.
La vibration diaphane de son rire
Démise
Dément
Le silence grinçant à la porte du monde
Feutre huilé de sable et de petits graviers
Chevillés aux vantaux sur la serrure ronde
Qui dort dans l’arthrose d’une clé rouillée
Mademoiselle Glockenspiel
Déçue
Descend
Voir si le sommeil étend ses racines blanches
Dans le cratère où fanent des soucis.
Mais le sol est couvert d’un tapis
D’impatiences
Impassibles
Qui attendent aussi
Sous les cadavres des autres plantes
Que la terre stérile quitte sa dormance.
Mademoiselle Glockenspiel
Attise
Apprend
Les ondes qui naissent sur les lames d’argent
Et dégèle la terre au vibraphone.
Où vont les pollens qui sonnent
Quand ils s’envolent loin devant ?
Mademoiselle Glockenspiel
Assise
Attend
Les baguettes posées
A côté du xylophone
Mais elle ne voit personne
Frapper la cloche à l’entrée.
Les hommes ont oubliés
La gardienne du bord du monde
Et son glockenspiel.
Ils n’entendent plus chanter
Les fleurs dans les abîmes profondes,
Ne savent plus qu’il existe une combe
Où planter les graines de leurs soucis,
Et les laissent pousser dans leur tête
Au lieu de répondre
A Mademoiselle Glockenspiel
Qui sent
Qui sait
La note pour les faire faner
Et la note pour les belles pensées