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Oeuvre :
Mots : 307
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Mais la mémoire reste vive
Quand les larmes coulent
À l’intérieur de la peau blessé.
Les lumières s’éteignent,
Mais les tambours résonnent
Quand les squelettes dansent
À l’intérieur des esprits torturés.
Les lumières s’éteignent,
Et je tombe dans ces ténèbres,
Puis je chante sans voix
Les douleurs d’un peuple entier.
Les lumières s’éteignent,
Mais je vous entends,
Mais je vous attends
Les poings fermées
Le cœur crispé
Les bras en croix
La peur dans les jambes
Tremblantes,
Venez, je vous attends.
La scène tire à sa fin,
Mais moi je cours au début,
Les ailes entre les pieds
Les plumes entre les dents
Je tombe en douceur.
C’est à ce moment que je me tourne
Vers l’envers de moi-même
Et que je regarde cette silhouette noire
Plaquer contre un mur
Qui me regarde aussi
Cette ombre qui me fait peur
Je cherche à l’apprivoiser,
Mais c’est elle qui m’a toujours eu.
Puis les lumières s’éteignent,
Et elle disparaît
Pour mieux revenir
À l’intérieur de mes pensés.
Je ferme les yeux,
Au grand jour
Puisque c’est dans la nuit
Que je frappe
À coup répété,
Dans une cadence soutenu
Au sons des souvenirs silencieux.
C’est à ce moment
Que les lumières s’éteignent
Pour toujours
Et puis je tombe
En même temps que le rideau.