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Oeuvre :
Mots : 215
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aussi fine est l'ouïe que le cristallin
de la belle et noire encre
qui suinte de cet insoutenable message,
s'entend dans les plis voluptueux
de nos rêves chagrins.
Les vêtements de lumière
sont la parure des mots,
avec leur drapé ainsi souligné
par les dernières lueurs du jour
qui se moque bien et de nous
et des astres autres et de son autre,
l'éternelle nuit.
Nous les porterons à nouveau,
c'est une certitude qui jamais chancelle,
qui jamais ne doute.
Et pourtant qu'il faille s'absoudre
de la pâle blancheur, nul n'en disconvient.
Trop livide est le liseron du calice
qui se meurt au bas des sols
des sombres terres et qui vit de cet éphémère
indifférence, dans ce tapis de rouille
à l'ombres de ces hêtres qui ne vivent
que pour mieux dévorer les rares lumières.
Accrochons nos plus belles parures.
Grisons-nous un moment.
Vivons follement car la terre est ronde
et folie, juste une seconde,
est un doux mensonge.
23/26 juin 2007