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Oeuvre :
Mots : 315
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Tandis qu'avec le vent, le sable des dunes s'envole.
Quelques arbustes, désespérément accrochés au sol,
De cette aveuglante et brûlante poussière se recouvrent.
Molle et légère comme du coton,
Tombe cette diaphane neige ;
Et moi dans mon manteau beige
J'écoute doucement cette flûte au doux son.
Le Malheur nous guette...
La Souffrance et le Désespoir l'entourant
Me sourient alors si cruellement
Que le temps se fige au-dessus de ma tête.
Immobiles sont alors les tempêtes,
Grains de sable et flocons de neige se suspendent dans le néant,
S'accumulent et me menacent ainsi dangereusement ;
Pourtant je reste là, comme un héros bravant une bien dangereuse bête,
Car le Courage est ici, en moi comme une arme secrète ;
Eclate tout d'un coup son rire glorieux et tonitruant :
Il me les assassine alors par ma volonté comme trois truands
Qui ont voulu me prendre mon âme d'enfant.
Eux qui m'ont si longtemps persécuté,
Ils ont maintenant sombré dans la nuit
Et l'oubli de cette obscurité sans pluie,
Où, de longues secondes durant, mon rire victorieux s'est répercuté.
Maintenant il n'y a plus ni tempête ni vents,
Et de nouveau apparaît le son de cette flûte
Accompagnée cette fois-ci par un luth.
Et c'est sur cet air apaisant que je m'assoupis en fredonnant...