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Position dans Poésie : 130ème
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Oeuvre :
Mots : 335
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Tu m’colle à la peau
Comme un sac en plastique du provigo
Une journée chaude d’été
Avec l’humidex dans le tapis
Tu grisaille
Dans les milles éclat du bitume
Au style victorienne
Servit avec un demi-club
De baseball des chevaliers de colomb
Tu clanche
Quand tu te déhanche
Comme une salope
Un peu trop maquillé
Proche d’la Notre-dame.
T’a le passé religieux trouble
Quand on s’dit que St-Antoine t’loue des casettes
Marie vend des roteux
Pis que St-Laurent s’tun asti de croté
À Lavaltrie, on aime tellement nos héros
Que Morgane de Lavaltrie
On a donné son nom
À une rue en garnotte.
Tu passes ta campagne à tabac
Quand tu la transperce
D’une 40 à béton armé,
Et que tu dézone ton agriculture
Pour commercialiser des roulottes,
Ouvrir des magasins qu’on se souvient même pas du nom
Et construire en bloc des appartements
Pour la classe moyenne
Qui s’park chaque matin sur l’autoroute
Afin de s’battre pour chaque pied d’asphalte
Vers les riches contrées
De l’ile de Montréal.
Tu fête ton histoire
Sur une côte abrupte
Au pied duquel
On a parsemé des terrains de baseball
Et de soccer, ou les deux à la fois
Et tu saoule à la slush puppies,
À la labatt 50 et au patate frite
De la petite cantine dans l’milieu du parking
Ton désarroi d’être une ville pas vraiment ville
Quand on t’compare à eux,
Tes voisins pas mal plus imposant qui aime te rappeler
Que t’es juste la dump de montréalais
À la folle conquête de bungalow
À des prix de club price.