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Oeuvre :
Mots : 233
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Les lumières qui penchent
Leurs ombres sursautant sur ton visage
Et ça m’allume
Et ça m’effraie
Et ça me chute
La peur s’avance dans son manteau d’argent
Mais les yeux fermés, elle goûte l’amour
Ta voix est celle du souvenir
Celle des pas dans les cris heureux
Plus les jours avancent
Plus la porte se referme
Les fenêtres se rétrécissent
Se fondent dans ta mosaïque incertaine
Un mur étroit et frissonnant
Où j’avance
Dans ses caresses brisées
De mes mains forgées
Il faudra que passe le jour
Que passe la nuit
Le plafond s’ouvre
Timide
Il est prêt à m’évader
À me prendre dans ses étoiles
Si belles
Si simples
Ma liberté creusée au bord du paradis
S’éveille dans un éclat vif et clair
Mon corps se volatilise dans le souffle lunaire
Brûlant de milles lieux
Rallumés du soleil
La main ouverte
Attrapant le chemin de verre
Comme mes paupières palpitent
J’ai le cœur qui s’invite
À la mort de nos charnières