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Position dans Poésie : 46ème
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Oeuvre :
Mots : 192
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Que les corps dévoraient à défaut d’autre chose.
Fuir, fuir, gagner le néant carnivore,
Fouir ce ventre infini comme une mère ultime
Tandis que des soleils font leurs révolutions
Que meurent des planètes
Et que s’éteint le temps.
La bête aux cornes peintes d’or
Cédait à son vertige
Et la nuit scarifiée de lueurs
La volait à mes bras.
Oh étreindre ses flancs tatoués,
Encore enlacer de mes cuisses
Son dos puissant
Et parcourir le ciel
En mangeant les étoiles
Comme des pierres de sel.
La blessure à son ventre était de tendre chair,
Mais plus ne suffisait la douceur de mes mains.
Les chants s’étaient changés en mugissements tristes
Et lourds, quelque magie sans doute aurait su déjouer
Le sort, mais lors les fées s’étaient enfuies,
Le plomb des cieux fondait de mon cœur à mes yeux.
Le monde se vidait, rotant comme un évier.