J'ai mis ma robe blanche

Type : Poésie | Ajout le : 22/11/2007
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Oeuvre :
Mots : 197
J’ai mis ma robe blanche.

Danser
Jusqu’au vertige
Dans la lumière opaque des néons
Sur le temps qui desquame à chaque seconde
Et se perd dans les plis de ma robe
Où s’impriment les taches
Des battements de ton cœur
Étiolés.

Je suis
Les basses
Dissonances
Insinuées, lacets cinglants
Sur les souliers du temps
Essoufflé de sa course rectiligne
Éperdue
Qu’il termine
Pieds nus.

Du plat du talon
Il marque
Mes sursauts
Mes oscillations au bord
De notre encéphalogramme livide
Juste sur l’arrête d’une falaise sonore.

Et valsent nos saccades au bord du vide
Sur un tapis d’ampoules cassées
Où grésille notre lumière trouble
Et les taches sur ma robe
Presque grise …

Et se rechausse le temps,
Les battements de mon cœur au talon
Piquent tes accroches.
Lâches
Tu ?
Je
Tombe.


Géométrie du silence.
Commentaires
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Burn
24/11/07 à 16:51
Dansons!
Magnifique, j'entend la mélodie dans ma tête qui danse à travers tes mots. Cela me rapelle d'ailleurs ces quelques vers de "La dernière danse".

"Danse, danse! Encor et toujours ma maîtresse.
Laissez-vous bercer par ce récital divin
Et buvons de cette mélodie tel un vin.
Ma mélancolie se noie dans la douce ivresse.

Danse, danse! Encor et toujours ma maîtresse.
Nos corps s'enlacent, par la musique portée.
Dans cette valse, la romance et volupté
Taquinerons ma joue de vos tendres caresses."

Libellule Rouge
22/11/07 à 19:00
"Géométrie du silence"
Je trippe carrément sur cette phrase, la génèse on dirait de ce poème. J'aime bien aussi la quatrième et cinquième strophe, mais sinon, je ne sais pas, je ne sens pas le souffle qui normalement semble habiter chacune de tes phrases... Enfin, très très bien tout de même, qualité de forme indéniable, il va sans dire!