Hérésie cathodique

Type : Poésie | Ajout le : 26/06/2007 | Modification le : 27/06/2007
Note de l'auteur :
Poème un peu (beaucoup) hermétique à forme contemporaine. Il est fort probable que vous n'en compreniez pas grand-chose, désolé!
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Oeuvre :
Mots : 352
Les débâcles n'ont mot que pour les embâcles
Certes, on ne tarissait guère d'éloges
À ceux qui ont combattu les sphères caricaturales
De la perdition vertueuse, étrange Parques
Vouée à l'oubli éternel, mémoire chevrotante
Et désireuse d'assouvir certains désirs complémentaires,
Affreux bonheurs mélancoliques d'où jaillissent les souvenirs
Qui s'écrivent dans le sang des yeux pluvieux.

L'inconnu est étrange sous l'horloge absolue du ciel.
Elle n'est pourtant qu'à l'effigie d'une méduse
Tuée dans les âges d'antan sous le courroux
Véhément du Titan et du Malin.

La droite est gauche, tuée dans la direction bipolarisée
De notre conscience en perte d'équilibre,
Au bord du gouffre moral et assujettie
Aux pires enfants à huîtres closes.

Où sont les jadis toujours honnêtes avenues
Au carrefour des inventions blessées et marquées
Par l'innocence obscurantiste des précurseurs
De malheur, histoires de bonnes heures
Qui les embrument pour certains dans la sottise
Aux deux milles visages brillant de noirceur?

Pourquoi le marécage passe dans la coulée
D'un frère d'esprit de naguère, aujourd'hui
Mémoire d'une carne dégradée aux couleurs
Des chaux rouges et invisibles?

« Mes yeux, mon âme et ma mémoire
[...] sont l'argile de ton histoire! »

Ah, l'amour des roses éternelles aux étincelles sylvestres,
La honte des choses incohérentes, pustules affables,
Voeux de foi occultes, voix des croix terreuses,
Arts funestes et paradisiaques, homme au sortir de la Penser ...

Comprendre? Ou réaliser l'efficace plantation architecturale
Sous les loupes sociétales d'une moralité amovible
Signe sibyllin d'une note de violon échevelée
Qui croasse son cor à for intérieur
Aimer de quiconque ne l'entend pas,
Dans les austères forêts prématurées des ensembles;
Car seul, on oublie toutes ces cathodes ambulantes.
Commentaires
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Libellule Rouge
29/06/07 à 13:37
J'aime bien la 3 et 4 strophe, mais sinon je trouve que le début traîne un peu en longueur et vraiment j'ai l'impression que tu cherches trop sans trouver...

kali
27/06/07 à 13:23
"La droite est gauche, tuée dans la direction bipolarisée
De notre conscience en perte d'équilibre,
Au bord du gouffre moral et assujettie
Aux pires enfants à huîtres closes."

Disons que c'est la seule chose que j'aime,peut être simplement parce que je la comprend,le reste m'est obscur..

Gorlach Ryôshin
26/06/07 à 23:52
En fait, pour les [...], mis à part le "est", il s'agit d'un passage de la chanson «Entre l'amour et la mort» de la comédie musicale Dracula.

Et c'est vrai que ce poème est archi-personnel, même trop puisque même moi je n'arrive à le comprendre que partiellement. À dire vrai, je crois que j'ai plus laissé aller mon coeur parler plutôt que de penser à une écriture cohérente. Les mots sortaient, sans filtre ni analyse.

C'est peut-être un peu la représentation de mon esprit au moment même de l'écriture.

Merci du commentaire Alain ;)

spock27
26/06/07 à 15:46
rien à faire
j'ai beau lire et relire. je ne sais me retenir à rien. c'est trop personnel. je ne dirais pas que c'est froid car je pense que tu l'as vécu ce texte quand tu l'as écrit mais il, comme tu le dit, quasi comme un avertissement, un peu trop hermétique.

je détache ceci :

"« Mes yeux, mon âme et ma mémoire
[...] sont l'argile de ton histoire! »

Ah, l'amour des roses éternelles aux étincelles sylvestres"

qui romp tout à fait avec le reste.
les [...] font penser que le texte était bcp plus long ou bien c'est un procédé stylistique. je n'en sais rien.

alain