elle parle avec de gens qui ne sont pas là

Type : Poésie | Ajout le : 17/04/2008 | Modification le : 18/04/2008
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Position dans Poésie : 65ème

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ho, ho,
je pouffe
salamandre libertine
peau-suelle
je divine
tari tes songes
je ments-tu
oxide ton balcon
corsette ma langue
file ton talon
à ta course fuyante
nous irons
de volutes éphèbes
nous accoller
cintrer la madone
au café du coin
deux verres en écharpe
nous chambrer
lors
les plafonds mascara s'étoilerons
et tu diras
à mots flingués
des balles qui s'élancent
aux confins de nos airs
abscons
et tu mentiras-je
inconnue peau lisse
au pied du tabouret
tes lettres de nylon italique
croisent le fusil
ça détonne
je m'écharde
stoïque
m'auto-reverse
<<...
le vide fait les cent pas
l'espace culbute
le damier des tables
s'engraine
las
je cabriole primesautier
m'indigène
veut rompre l'hostie
mais
la cabale des sentiments
cavalcade sous l'enceinte des tableaux
du nu que du nu
puis
elle parle avec de gens qui ne sont pas là
Commentaires
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kali
24/04/08 à 23:36
J'aime beaucoup le rythme des mots que tu emploies, et certaines expressions comme "le vide fait les cent pas","je m'auto-reverse".Bravo.

Bolderire
18/04/08 à 02:22
Salut Libellule Rouge,
c'est vrai pas nécessaire, donc modifié et merci pour ton commentaire. Au plaisir de te lire.
bolderire

Libellule Rouge
17/04/08 à 21:19
Vraiment superbe, j'aime ta manière de ne pas sur-déterminer, de rester à la fois dans des termes concrets mais un univers totalement éclaté. Toujours aussi perturbant et original!
Juste une question: "las, si las", est-ce que la répétition est vraiment nécessaire ici. Parce qu'il me semble que ça serait plus fluide sans, non? Mais bon c'est comme tu veux!

"inconnue peau lisse
au pied du tabouret
tes lettres de nylon italique
croisent le fusil "
J'adore ce passage. Vraiment bravo!