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Position dans Poésie : 61ème
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Mots : 152
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C’est de l’antre de la même porte que nous poussent
Ces chants faussement enflammés
Egarés que nous sommes
Éblouis par notre propre condition
Par delà les champs d’être
Les possibilités si infimes
Les sources charnelles nous poussent à la vie
Elles ruissellent en nous, apportent le vin des sens
L’apaisement des corps vraiment repus.
Le discours vient bien au-delà de ce toucher délicat
Quand la raison s’en mêle, quand les corps
Ne sont plus éclairés faiblement par les astres
Au déclin de la nuit, dans la bouche même du jour
Il nous faut choisir alors
Entre raison et la somme
De ces émerveillements
23 juin 2007