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Position dans Poésie : 163ème
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Oeuvre :
Mots : 245
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La réalité me frappe et m'aspire.
S'il ne tenait qu'à moi,
Au-delà de cette vision qui transpire,
Je referais le monde, un monde sans eux.
Ici, plus de frontière, tout n'est qu'un ;
Pas de fourmilière à échelle d'homme.
S'il ne tenait qu'à moi,
Il n'y aurait plus de grand bonhomme,
Qu'une nature sauvage, sans "requin".
Les seules cheminées dressées vers le ciel
Seront les termitières aujourd'hui dépassées.
S'il ne tenait qu'à moi,
Les seules explosions autorisées
Seraient celles des volcans à leur réveil.
Les aiguilles ne font plus avancer le temps,
Seul le soleil le façonne à son gré.
S'il ne tenait qu'à moi,
La terre par mes pieds serait foulée,
Et mon corps dirigé par le vent.
L'eau dans mes mains n'est plus amère,
Les grandes nappes noires n'existent plus.
S'il ne tenait qu'à moi,
De cette terre je tenterais d'aspirerais le pus,
Pour qu'enfin, un jour, se purifie l'air.