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Oeuvre :
Mots : 204
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Et le temps qui passe sans vous sentir,
Tout près de moi, ô ma douce maîtresse,
Qu'à chaque instant, je me sens dépérir.
Qu'elle est vile cette accablante détresse !
Remémorez-vous les soleils couchants
Et les éternelles soirées trépassées
Où nous vivions d'un amour ardent,
Innocent et d'une immense beauté.
Remémorez-vous les soleils couchants…
Quand la lune monta haut dans le ciel,
Nos divines soirées se firent nuits
Et je pus vous déguster tel du miel.
Qu'il était bon votre sein comme appui
Quand la lune monta haut dans le ciel.
La vie est fade, privée de couleurs
Et le chemin, droit devant, est bien noir :
Fatalité parsemée de malheur.
Ô ma dame, quand je ne puis vous voir,
La vie est fade, privée de couleurs.
Nuit mélancolique, chagrin nocturne,
Affligé à mon cœur comme mil maux.
Qui le déchiquettera et dans l'Urne,
Vous y déposerez les fins lambeaux.
Ah ! Nuit utopique, Amour diurne !