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Position dans Poésie : 65ème
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Oeuvre :
Mots : 230
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Où le soir ressent la mort :
Le lotus se clôt.
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Im memoriam ad Hugo et al.
C’est le soir dans mon cœur. Les étoiles ne scintillent plus sur la toile toujours aussi glauque et décevante qui se dessine à l’encre indélébile. Aucun bruit, aucune voix ne me porte secours dans mon calvaire. Désespoir … Les seules étincelles dans cette noirceur sans fond résident dans les larmes qui s’écoulent d’elles-mêmes …
C’est la pression qui est trop forte; je ne la supporte plus! « Être ou ne pas être, telle est la question … » La réponse sera-t-elle réservée à la cisaille ou au couteau? au fusil ou à la corde? au gaz fantôme ou au poison?
C’est la fin : la fin d’un monde, un monde du tout qui n’a rien, le tout du tout qui ne mène à rien, la fin d’un temps, la fin des choses, la fin d’une histoire sans fin … La fin du soir qui fait enfin place à la nuit, à minuit, qui, finalement, me nuit …
Est-ce la limite d’une époque lugubre et pénible, le passage vers une meilleure vie? Seul l’avenir connaît cette réponse.