Vengeance

Type : Littérature | Ajout le : 04/09/2005
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Il se retrouvait devant moi comme l'enfant qu'il pouvait être. Seul. Les gens seuls deviennent un peu comme des enfants. En groupe, ils se prennent pour des adultes, mais il n'en est rien quand les gens les quittent. Ils sont minables et sans défense comme ce connard devant moi. Il avait peur. Il tremblait de tout son long à ma vue. Je ne suis pas si apeurant que ça… enfin je ne crois pas. Pourquoi aurait-il peur de moi ? Parce que j'ai un couteau de six pouces de long dans les mains ! Voyons, ce n'est pas une raison. Les bouchers ont de bien plus gros couteaux et personne n'a vraiment peur d'eux. Un boucher, c'est gentil comme tout. On va les voir et ils nous servent à prix plus que raisonnable un morceau de premier choix du dernier bœuf qui fut abattu d'une vis dans la tête. Une méthode draconienne mais combien efficace. Mais qu'est-ce que l'efficacité dans ce bas monde? De faire quelque chose rapidement et efficacement, certes. Comme j'aime bien dire, si tu ne le fais pas bien … ne le fait pas du tout. Je ne suis pas du genre à faire les choses à moitié comme vous pouvez voir. Je crois que l'espèce de loque devant moi le sait aussi.

Vous savez, dans leurs derniers moments, les condamnés regrettent un peu tout le mal fait dans leur vie. Étrange, n'est-ce pas ! Ils le font sans aucun remord mais quand il s'agit des conséquences, ils semblent être moins sans cœur. Le problème c'est que, comme j'ai dit plus tôt, l'homme aime faire quelque chose d'aussi intéressant que de tuer le tueur, condamner le condamné et de faire regretter à la personne qui regrette (pléonasme va !). Je suis comme tous les hommes, évidemment, j'éprouve une jouissance à blesser l'individu qui blesse. Que de merveilleux sons peuvent sortir de sa bouche. Des bruits d'agonie… les plus intenses ils sont, les meilleurs sont-ils. Je n'aime par contre pas faire attendre les gens alors arrêtons donc de rêvasser…

Je m'approche lentement de cette pourriture décrite plus tôt et je commence à le dévisager. Il a les yeux plein d'eau. Il espère quoi … de la pitié ?! Aucune pitié n'a-t-il donné aux pauvres gens… à ces pauvres victimes. Pourquoi en aurais-je ? Je le contourne pour aller dans son dos. Je lui prends les cheveux et je l'accote sur mon épaule. C'est étrange, ce même geste, mais à l'envers est un geste d'amour, mais, vu qu'il est dos à moi, cela veut dire le contraire. C'est fou quand on y pense!

Je prends ma merveilleuse arme et je lui coupe la carotide. Le sang gicle… pshhh pshhh. Quel doux bruit à mes oreilles… pshhhh pshhh. J'avance dans sa gorge avec mon couteau avec un plaisir incomparable. Et je continue toujours… lentement, bien sûr, pour faire durer ce moment de plaisir intense le plus longtemps possible. Crounch… ah j'adore ce bruit aussi. Le son me fait frissonner. J'adore. Je continue ainsi jusqu'à la sortie et, pouf! ce garçon à un tiroir cérébral en moins ! C'est drôle comme expression, ne trouvez-vous pas ? J'avoue que je suis fort, je me surpasse. Prenons maintenant une pause.

Je place correctement le cadavre par terre ; il pourra me servir de banc. Pour une fois dans la vie qu'il m'a aidé, je dois quand même le remercier ! Où sont donc mes manières ?! Merci toi ! Sans toi, mon derrière ne serait pas aussi bien. Je fixe la tête du regard. J'attend que les autres viennent faire leur boulot. Moi, j'ai fait le mien. C'est assez tranquille par contre… j'ai une idée ! Je vais essayer de lui lancer une roche directement dans l'œil. Hum, celle-ci est bien trop grosse… Ah! Celle là est parfaite. Et de un, et de deux, et de trois, et de go ! Paf, directement dans l'œil ! Hahaha, je dois sûrement ce bon lancer à mes cours de baseball… au moins ils m'auront servi ! J'essaye l'autre … un … deux … trois … go ! Paf, dans la bouche ! Hahaha je suis vraiment trop bon, je vais m'en aller lanceur, je crois. Une chance, par contre, qu'il ait crié comme un fou tout à l'heure, sinon, je n'aurais jamais pu lui lancer dans la bouche, car elle n'aurait pas été ouverte.

Ah, voilà les autres ! Ces bestioles magnifiques avec leur longue queue et leur allure hideuse. Ils aiment ça, eux, les restes de cochonnerie… elles vont se plaire avec ce gars, car je n'ai jamais vu une aussi grande pourriture de ma vie! Elles sont maintenant une dizaine, elles entourent la tête et commencent à gruger… c'est fou de les voir travailler! On dirait qu'elles ont été entraînées à faire cela toute leur vie. Elles grugent l'oreille, le nez, les lèvres… il ne reste rien qu'elles! Ah… je crois que j'en ai assez pour cette nuit. Maintenant, que tout est réglé je vais aller passer une bonne nuit de sommeil dans mon lit et ainsi rêver au meilleur moment … ça s'annonce une bonne nuit!

Maintenant, je marche plus loin… seul comme un enfant. Par contre, je suis un enfant heureux, car le vengeur a été vengé.
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