Tristan

Type : Littérature | Ajout le : 04/09/2005
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Position dans Littérature : 24ème

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« Il est dix-sept heures, il est dix-sept heures! », cria le jeune garçon. Depuis le début de la semaine, qu'il attendait ce moment. Enfin! C'est le souper du temps des fêtes qui se préparait. Toute la famille était invitée et il était excité d'y penser. Mais bien sûr, comme tous les enfants en ce temps de noël, il allait recevoir ses cadeaux. Enfin! Les cadeaux, quelle joie! Il n'en faut pas beaucoup pour faire plaisir à un petit enfant de 4 ans. Des cadeaux, la famille, des cadeaux, un sapin et des cadeaux étaient les seules choses auxquelles il pensait. Le petit Jack sortit de ses pensées et se dirigea vers l'escalier, il fallait qu'il se prépare!

Il arriva devant les marches. Ouf, il y a beaucoup de marches à descendre. Il recule un moment et hésite. C'est la première fois qu'il descend les marches vers le sous-sol tout seul. Habituellement, sa mère vient l'aider avec cette dure épreuve, mais là, elle faisait le repas et il ne voulait surtout pas la déranger. Que faire! Il resta quelques moments sans bouger et pensa. C'est alors que Tristan arriva près de lui. Tristan était un jeune garçon du même âge que Jack.. Il avait de courts cheveux blonds et de petites pommettes roses, tout comme lui. Les deux se ressemblaient beaucoup, il était comme des jumeaux. C'est pas un hasard qu'ils soient des meilleurs amis.

Jack expliqua son problème à Tristan. Tristan, d'un naturel courageux, accepta de l'aider. Ils descendirent les marches une à une. Ils avaient pris la précaution de les descendre à genoux, car cela était moins risqué. Une marche, deux marches, trois et puis quatre. Les petits bonshommes ne lâchèrent pas. Une autre marche et encore un autre. Enfin! Il réussirent à se rendre à la dernière marche et finalement au sous-sol. Tristan félicita Jack et ils allèrent tout deux dans sa chambre.

Il arrivèrent devant la grande porte blanche de sa chambre. La pognée était assez haute pour Jack, mais il réussissait tout de même à l'atteindre. Jack ouvrit la porte doucement. Un changement de température se fit sentir. Dans la chambre, il faisait beaucoup plus froid que dans le reste de la maison. Jack voulait hâter le pas, mais malheureusement, il faisait totalement noir dans la chambre. Désespoir! Heureusement pour lui, Tristan était là pour l'aider. Tristan lui rappela que sa mère allumait la lumière du plafond à l'aide d'un bouton sur le mur. Le problème, c'est que le bouton était très haut et hors de la porté de Jack. Tristan lui suggéra d'aller chercher la chaise près du mur. Jack s'approcha de la chaise qui était un peu plus grande que lui. Il prit deux des pattes et la traîna de toute ses forces jusqu'au fameux bouton.

Cela faisait déjà un moment qu'il traînait la chaise. Il n'abandonna pas par contre, car Jack n'était pas un lâcheur! Il y était presque. Enfin! Il y était. Maintenant, il n'avait plus qu'à monter sur la chaise et d'allumer l'interrupteur. Il mit tout d'abord son pied sur un barreau entre les deux pattes de chaise. Il se donna ensuite un élan et arriva sur le siège. Il se leva, car il était arrivé sur le siège à genoux, et commença a tâtonner le mur pour trouver l'interrupteur. Tristan, qui était à coté de la chaise, essaya d'aider Jack du mieux qu'il pouvait. « Plus à gauche, disait t-il. Non, l'autre gauche! » C'est alors que Jack toucha à quelques chose qui sortait du mur. C'était l'interrupteur qu'il cherchait en vain depuis tout à l'heure. Il poussa le bouton vers le haut et la lumière s'alluma. Jack regarda autour de lui et il se rendit compte, qu'il était haut dans les airs.

Il s'agrippât au dossier, le vertige venait de s'emparer de lui. C'était trop haut pour lui, il avait peur de tomber et de se faire vraiment mal. Mal, comme les personnes qui se font frapper par d'autre qu'on voit dans les émissions que son papa écoute chaque jour. Déjà, à son âge, il savait que le mal régnait sur le monde, mais il pensait aussi que cela arrivait juste aux autres. Que lui, il était immunisé contre tout. Mais là, c'est lui qui avait peur … pas le monsieur dans la télévision! Il commença à pleurnicher un peu. Son ami Tristan tenta de le rassurer. Il expliqua à Jack comment descendre sans se faire mal. Jack écouta attentivement et fit ce qu'il dit. Il s'assit tout d'abord sur la chaise. Il regarda ensuite par terre et se donna de l'élan, un peu comme il faisait quand il se balançait au parc avec ses amis. Ils jouaient souvent à celui qui saute le plus loin. Malheureusement, c'est toujours lui qui perdait, car il était vraiment nul à ce jeu. Après quelques hésitations, Jack sauta. Il atterrit sur ses pieds. Tristan le félicita.

Maintenant, avec toutes ces aventures, Jack avait prit un peu de retard. Il se hâta vers son lit. Sur les couvertes, il y était déposé un pantalon propre et une chemise. Il regarda Tristan et lui dit de se tourner pendant qu'il se changeait. Tristan se mit donc dos à Jack. Jack enleva ses pantalons et mit, ensuite, ceux qui était sur le lit. Il ôta son chandail et enfila sa chemise. « Je suis prêt! », dit-il tout en boutonnant sa chemise. Quand il eut fini avec sa chemise, Tristan lui fit remarquer qu'il avait oublié le premier trou du vêtement et cela avait décalé le reste des boutons. Jack, frustré, détacha tous ses boutons et les rattacha lentement pour être sûr que cette fois ils soient tous dans le bon trou. Jack s'avança vers sa porte de chambre qui était restée ouverte et sortir accompagné de Tristan.

Ils se retrouvèrent encore devant les marches. Par contre, cette fois les marches ne lui faisait pas peur, car le fait de les monter était pour lui moins apeurant que de les descendre. Lui et Tristan hâtèrent le pas et montèrent rapidement les marches. Rendu en haut, il remarqua que la visite était arrivée. Son oncle était assis à la table avec comme à l'habitude son gros cigare à la bouche. Jack déteste l'odeur de la fumée, cela lui donne presque la nausée. Il décida, comme il fait à chaque fois que son oncle vient, d'aller jouer dehors. De toute façon, le souper ne serait pas prêt avant une bonne heure.

Jack ouvrit la porte du garde-robe, et prit son manteau ainsi que sa salopette pour l'extérieur. Il enfila tout d'abord la salopette. Il plaça ensuite les bretelles dans le bon sens, car elles étaient toutes mêlées, et finit par monter sa fermeture éclair. Il remarqua qu'il avait oublié de sortir ses bottes, alors il retourna au garde-robe et les prit. Il monta le bas de sa salopette et mit sa première botte sans aucun problème. Après quelques secondes en vain, il comprit que sa deuxième botte serait plus difficile à poser. Il s'assit donc par terre et tira le plus fort qu'il pouvait. La botte se fixa finalement. Il prit le rebord de sa salopette et la mit par-dessus ces bottes pour éviter que le froid n'y pénètre. Il se leva et prit son cache-cou et sa tuque qui étaient dans ses poches. Il mit tout d'abord son cache-cou et après il mit sa tuque. Il enfila finalement son manteau et ses mitaines. Il se tourna vers Tristan pour dire qu'il était prêt. Tristan avait déjà enfilé tous ses vêtements et était prêt lui aussi.

Jack et Tristan se dirigèrent vers la porte de derrière et l'ouvrirent. Sa mère lui rappela de faire attention à l'extérieur et de rentrer quand elle l'appellerait. Jack fit oui de la tête et sortit dehors suivi de son ami. Ils commencèrent à courir et à crier dans la neige comme le fond les enfants de leur âge, inconscient des problèmes du monde. Un âge où tout paraît encore bien, un âge où tout va encore bien. La joie d'être un enfant…

Après quelque minute de course intense, les deux amis s'arrêtèrent à cause de la fatigue. Jack se coucha sur la neige et Tristan fit de même. « Regarde Tristan, je suis capable de faire un ange dans la neige! », cria Jack tout excité. Tristan le félicita et il essaya d'en faire un lui aussi. Il était cependant moins beau que celui de son ami. Après quelques essais infructueux, il décida d'abandonner. Jack, lui, regardait le ciel. Il le faisait souvent avec son père. Il regardais toujours les étoiles et la lune le soir quand il était dehors, c'était plus fort que lui. Jack demanda à Tristan de s'approcher. Il lui montra un ensemble d'étoiles. « C'est la grande ourse » lui dit Jack. « C'est facile de la reconnaître, parce qu'elle ressemble à un chaudron … tu le vois le chaudron? » Tristan fit un signe de oui. « C'est mon père qui me l'a appris, il m'a aussi expliqué que le ciel est divisé en plusieurs parties. Ces parties portent le nom des signes de l'horoscope que ma mère lit dans le journal le matin. » ajouta t-il. Tristan semblait étonné devant toutes les connaissances de Jack. Ce dernier en fut heureux et ils continuèrent de parler pendant quelque temps.

« Il fait froid, tu ne trouves pas? » demanda Jack. Tristan ne répondit pas. « Allons faire un bonhomme de neige, bouger pourra nous réchauffer un peu. » ajouta-t-il. Tristan se leva et s'approcha de Jack. Ce dernier lui expliqua comment il allait procéder. Tristan irait à l'ouest pour faire sa boule et Jack à l'est. C'est ce qu'ils firent. Jack prit un peu de neige par terre et la mit en boule entre ses mitaines. Il la déposa ensuite par terre et commença à la rouler sur la neige collante. Ce ne fut pas très long avant que sa boule ait une grosseur raisonnable. Il alla donc la porter au milieu du terrain et Tristan vint le rejoindre avec sa boule. Ils la soulevèrent à deux et la déposèrent sur la boule de Jack. Ils allèrent ensuite en faire une plus petite et la mirent avec beaucoup de misère sur le dessus pour faire la tête. Maintenant, il fallait l'habiller. Ils cherchent un peu partout. Ils trouvèrent finalement des branches près d'un des arbre du terrain et quelques cailloux venant du stationnement. Ils en prirent trois pour faire des boutons le long du corps. Ils prirent ensuite deux branches pour faire les bras. Le plus difficile restait à venir…

En effet, la tête était assez haute. Ils avaient réussi à la mettre là auparavant à cause d'un petit élan qu'ils s'étaient donné, mais il est plutôt impossible de lancer les yeux au bon endroit sur le visage. Jack eut une idée, il dit à Tristan d'aller se mettre à la droite du bonhomme et qu'à son signal, tous deux sauteront pour essayer d'insérer les yeux. Il commença donc le décompte … 1 … 2 … 3 … go! Ils sautèrent donc le plus haut possible pour tenter d'introduire les yeux du bonhomme au bon endroit. Malheureusement, en sautant, Jack perdit l'équilibre et tomba sur le bonhomme. Le bonhomme ne résista bien sûr pas au poids de Jack et il s'écroula sur Tristan. « Tristan! » cria Jack.

Jack, pris de panique, se lança par terre et creusa dans la neige à la recherche de Tristan. Ses doigts étaient gelés ce qui lui rendit la tâche difficile. Il continua de creuser du mieux qu'il pouvait, mais il ne trouvait toujours rien. « Il était peut-être gros le bonhomme, mais il ne doit pas être si loin que ça! » s'écria Jack avec colère. Il chercha pendant au moins cinq minutes. Il lança des cris de désespoirs à chaque secondes au cas qu'il l'entendrait … mais il n'y avait rien à y faire, il ne réussit pas à le trouver.

Jack en larmes, se précipita vers la maison. Il y entra effrayé et commença à expliquer l'histoire à sa mère. Sa mère ne réagit pas vraiment. « Tristan est mort! Tu comprends, mort! » cria Jack en sanglot. Sa mère ne semblait toujours pas comprendre. Jack, exaspéré, courut vers sa chambre en criant voyant que sa mère ne faisait rien. « Mais qui est ce Tristan? », demanda l'oncle de Jack. « Encore un des ses amis imaginaires, ce garçon à tellement d'imagination! », répondit la mère.
Commentaires
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Fëartanel
27/03/07 à 18:06
Un bon texte
... et surtout une fin vraiment inattendue !
Bien joué Burny ! ;)