Rock Star

Type : Littérature | Ajout le : 04/09/2005
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La seule chose dont je me souvienne, ce sont les mains.

Ces mains me désiraient et je sentais l'ardeur qu'elles mettaient à essayer d'obtenir une partie de moi. Je marchais, je courais dans un espèce de grand couloir de feu mais rien n'y fit : je semblais être la seule obsession de ces mains. Je tendis alors les miennes pour tenter de calmer ces choses envahissantes et je semblai seulement avoir agrandi leur idée fixe.

Heureusement, une paire de mains vint repousser cette mêlée. Je cessai tout mouvements et fixai ces organes salvateurs.

Ils venaient de me sauver de ces envahisseurs.

Tout à coup, la lumière s'éteint et l'obscurité, peu rassurante, prit toute la place. Ah… oui ! Maintenant, je me souviens.

J'attendis encore quelques instants que mon souffle soit redevenu régulier et je criai dans le micro un retentissant merci. Je couru alors dans les coulisses pour attendre la demande de rappel, ce qui ne tardât pas.

Je retournai sur scène pour chanter une ballade rock que j'avais composé la veille. Je la dédiai à mes fans qui me remercièrent avec leur cris.

Je sortis donc de scène pour aller parler avec les techniciens, avant de retourner à mon minuscule appartement loué.

Tout en parlant, un de mes gardes du corps m'apprit que j'avais failli, encore une fois, être happé par mes fans en délire.

Par bonheur, il avait réussi à les repousser. Je le remerciai chaleureusement.

Après avoir vu à peu près tout le monde, je pris les clés de ma luxueuse voiture rouge et me mis en route pour mon logis. En arrivant, je m'assieds dans le divan, seul endroit un tant soit peu confortable et mis en marche le téléviseur.

Quelques minutes plus tard, j'avais déjà sombré dans un profond sommeil.

J'avais perdu la notion du temps depuis un bon moment lorsque quelqu'un poussa doucement mon bras pour me réveiller.

J'ouvris les yeux et vit une femme habillé de blanc que je ne connaissais pas. Je l'interrogeai à savoir qui elle était mais elle se contenta de rire en répliquant : « Allez M. Georges, prenez vos médicaments sans faire d'histoires. »
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