Novembre

Type : Littérature | Ajout le : 04/09/2005
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En cette journée du mois de novembre, il faisait froid. Froid comme à l'habitude en ce moment de l'année. Les arbres avaient perdu leurs feuilles, mais la première neige n'était toujours pas tombée. La plupart des animaux avaient fini leurs provisions pour l'hiver qui approchait. Les gens, eux, restaient au chaud dans leur maison sans penser à la nature qui s'endormait. Par contre, certaines personnes étaient assez braves pour oublier le froid et admirer le début de la fin de ce cycle annuel. Une de ces personnes était un homme assis dans un parc.

Cela faisait plusieurs minutes qu'il était assis sur son banc de parc. Un banc de métal glacé par la température et l'absence du soleil. L'homme n'avait qu'un petit imperméable noir, comme une nuit sans étoile ni lune, pour se réchauffer. Un chapeau lui cachait le front et les yeux. Un lampadaire au-dessus de lui l'éclairait, mais pas assez pour qu'on puisse distinguer les traits de son visage. L'homme tenait toujours sa main droite fermée, un peu comme si sa vie en dépendait. Cela eut pour cause d'animer la curiosité des passants.

Une petite balle roula devant l'homme pour finalement arrêter sa course entre ses chaussures. La balle ricocha et arrêta à quelques centimètres d'une des chaussures. L'homme ne bougea point comme si rien ne s'était passé. Un jeune garçon accourut vers le banc et, après quelques secondes d'hésitation, prit sa balle. Le garçon fixa l'homme pendant quelques moments, il le fixait comme certain pouvait fixer le ciel ; avec admiration et curiosité. L'inconnu a toujours fasciné et en même temps effrayé les gens. Une sorte de volonté de tout voir et connaître. Il commença à regarder la main de l'homme. Une main pleine de mystère qui pouvait contenir quelques choses de fabuleux. « Peut-être un jouet! » se demandait le garçon. La nature humaine a toujours été curieuse et avare de plaisir et cet enfant ne pouvait y échapper, car il est lui aussi un humain... Après quelques temps de réflexion et de rêve, il décida de vaincre sa peur et de demander à l'homme ce qu'il cachait dans son poing. L'homme le regarda, mais ne dit rien, n'en voyant pas l'intérêt. Au loin, la mère du petit l'appela , donc il quitta et laissa l'homme aussi seul qu'avant l'incident de la balle.

L'homme fixait un point au loin, un peu comme s'il attendait quelques choses ou quelqu'un. On ne savait pas trop ce qu'il observait. En fait, on ne savait même pas s'il en avait une idée. C'est alors que passa un homme d'affaires par là. On pouvait remarquer qu'il revenait de travailler par la mallette qu'il traînait et le complet qu'il portait. L'homme d'affaire, épuisé, s'assit à coté de l'homme au chapeau. Il déposa sa mallette près de lui et commença, lui aussi, à contempler l'homme. Il le regardait avec la même curiosité que le jeune garçon. Les hommes restent toujours au fond les mêmes, malgré ce qu'on peut se faire accroire. L'inconnu a toujours fasciné et en même temps effrayé les gens. Une sorte de volonté de tout voir et connaître qui ne change pas. L'homme d'affaires sortit de ses pensées et se présenta. « Bonjour, je suis Dan Smith. » dit-il en tendant la main à l'homme au chapeau. Dan voyant que l'homme au chapeau ne bougeait pas, rangea sa main, mais n'abandonna pas pour autant. « Qu'attendez-vous? » demande Dan. Derrière le banc, un corbeau vint se percher sur une branche d'un arbre privé de ses feuilles à cause du temps froid. Le corbeau lança un grand cri. Il resta ensuite perché sans bouger sur sa branche. « Voilà votre réponse. » dit l'homme. Dan, étonné, lui dit, d'un ton sarcastique, qu'il ne comprenait malheureusement pas le langage des corbeaux. « Alors, c'est qu'il n'y a rien à comprendre. » répondit l'homme. Dan, offusqué, prit sa mallette et parti, car l'ignorance choque les gens...

La lune était rendu haut dans le ciel et maintenant, rares étaient les personnes encore dans le parc. Il ne restait plus que l'homme qui demeurait sur son banc, malgré la température qui se faisait de plus en plus froide. Des bruits de pas brisèrent le silence qui était maintenu depuis plusieurs minutes. C'était une jeune femme assez jolie, elle portait une magnifique robe. Elle avait environ dans les 20 ans et portait ses cheveux détachées. La brise qui régnait dans ces lieux firent voler ces derniers. Elle vu l'homme et alla s'asseoir prêt de lui. L'homme la regarda. L'inconnu a toujours fasciné et en même temps effrayé les gens. Une sorte de volonté de tout voir et connaître qui ne changera jamais… Il contemplait ses yeux, des yeux qui vous m'étaient en confiance. La femme lui demanda pour quelles raisons il devait garder la main fermée. Il lui répondit qu'il devait garder quelque choses d'important dans sa main. Elle lui demanda quel était cet objet. Il lui dit qu'il ne s'en rappelait plus, mais il savait que c'était important. La jeune femme lui proposa de regarder ensemble ce qu'il y avait dans sa main. L'homme se sentait en confiance malgré que les deux êtres ne se connaissait pas. Une sorte de confiance mutuelle et rare que deux personnes semblent éprouver depuis toujours. Il ouvrit la main et rien ne s'y trouvait. Il tomba sur le dos et sur le coup son chapeau tomba. Il ne bougea maintenant plus. La femme était disparue.

Le corbeau s'envola…
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