Les cartons ouverts

Type : Littérature | Ajout le : 07/05/2007 | Modification le : 09/05/2007
Note de l'auteur :
Deux textes, avec en tête, la seule et même personne.
Classement :
Pointage : 5/5
Nombre de votes : 2
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Position dans Littérature : 8ème

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Oeuvre :
Mots : 471
Je suis celle a qui la vie serre la poitrine, celle qui ne respire que dans ton livre ouvert
comme cadre immatériel de nos rêves.
Je claque les doigts à ton univers et nous voilà fiancés au temps des histoires.
Je suis la peur emplie de l'intérieur et de l'extérieur, tu es l'ombre qui la retient
à la fontière de nos mondes.
Je suis le cristal coupé à ta corde entre bribes, brides et fils emmêlés.
Je ne suis que l'impression de tes mains qui dessinent l'abysse entre nos regards.
Je ne suis que ce que l'émerveillement me murmure de toi.
Je ne suis que les spectres des astres, dans les yeux d'ambre d'un chat sous la Lune,
abandonnés dans le silence de tes rêveries.
Un nuage passe devant le soleil.
Et c'est notre jeu que tu refermes, c'est la réalité qui perd ses droits à la faveur de
nos obscurs délires. Nous mourons au jour pour renaître plus vivants à la nuit, et lui
donner ces souvenirs qui étreignent nos ventres.
Le temps d'une éclipse, tu m'affranchis.
Le temps de la nature m'a mis en avance sur ma vie.
Toi, tu prends ma main et me ramène au présent, tu me soulèves de l'océan des attentes
où je finirai par me noyer.
L'air que tu souffles emporte mes questions.
Qu'ai-je à oublier dans tes bras, sinon que j'existe ?


Le sommeil a bâti sa potence aux coups des battements de ton coeur.
Sans autres cordes que celles qui dessinent la vie sous ma peau j'ai suspendu le temps.
Et nos âmes ont vidé leurs poches, pour jeter des perles de couleurs rouler sur les
couvertures, glisser au pied du lit sur le parquet usé.
A l'aveuglette, emmêler ton sourire dans mes cheveux, le repêcher entre deux mèches
égarées sur tes épaules, et te le rendre, bercé à notre valse.
J'ai senti le poids du monde dans tes rêves murmurés, j'ai vu les mille questions dans tes
réponses malicieuses, j'ai trouvé ma voix dans la force de tes bras pour tracer à
l'oreille des contes à ne pas dormir de la nuit. On sera un peu fatigué demain, mais on a
tant de chemins d'étoiles à rattraper, tant de miracles à inventer...
Nos deux univers épousés sur un portemanteau provisoire, nos deux noms oubliés dans
les rideaux, avant qu'ils ne s'éveillent, avant que le matin ne décroche ses secondes,
avant que la lumière ne défie l'ambre, à s'enfoncer dans une minute qui parait porter
l'éternité
Commentaires
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kali
11/05/07 à 13:40
Qu'ai-je à oublier dans tes bras, sinon que j'existe ?
J'ai l'impression que tu n'as pas l'air d'oublier que tu y existe et t'y réalise dans ces bras-là...

Fëartanel
09/05/07 à 12:43
Un moment d'émotion, deux textes ; parallèle intéressant. :)

PS : Alain, le système marche très bien ! ^^

spock27
08/05/07 à 12:52
magnifique texte
j'y vois un poème d'amour ou à tout le moins, un texte sur deux personnes qui puisent leurs forces en s'appuyant sur l'autre, de façon imagée ou non.

en renforçant les sentiments qu'ils éprouvent envers l'autres, en sondant l'autre, en se libérant de l'autre amis aussi en se liant volontairement à l'autre.

ainsi est ma vision après ton texte.

je voulais mettre une note de 5

mais le système bloque ?

help !!!!

alain_