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Position dans Littérature : 8ème
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Oeuvre :
Mots : 471
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comme cadre immatériel de nos rêves.
Je claque les doigts à ton univers et nous voilà fiancés au temps des histoires.
Je suis la peur emplie de l'intérieur et de l'extérieur, tu es l'ombre qui la retient
à la fontière de nos mondes.
Je suis le cristal coupé à ta corde entre bribes, brides et fils emmêlés.
Je ne suis que l'impression de tes mains qui dessinent l'abysse entre nos regards.
Je ne suis que ce que l'émerveillement me murmure de toi.
Je ne suis que les spectres des astres, dans les yeux d'ambre d'un chat sous la Lune,
abandonnés dans le silence de tes rêveries.
Un nuage passe devant le soleil.
Et c'est notre jeu que tu refermes, c'est la réalité qui perd ses droits à la faveur de
nos obscurs délires. Nous mourons au jour pour renaître plus vivants à la nuit, et lui
donner ces souvenirs qui étreignent nos ventres.
Le temps d'une éclipse, tu m'affranchis.
Le temps de la nature m'a mis en avance sur ma vie.
Toi, tu prends ma main et me ramène au présent, tu me soulèves de l'océan des attentes
où je finirai par me noyer.
L'air que tu souffles emporte mes questions.
Qu'ai-je à oublier dans tes bras, sinon que j'existe ?
Le sommeil a bâti sa potence aux coups des battements de ton coeur.
Sans autres cordes que celles qui dessinent la vie sous ma peau j'ai suspendu le temps.
Et nos âmes ont vidé leurs poches, pour jeter des perles de couleurs rouler sur les
couvertures, glisser au pied du lit sur le parquet usé.
A l'aveuglette, emmêler ton sourire dans mes cheveux, le repêcher entre deux mèches
égarées sur tes épaules, et te le rendre, bercé à notre valse.
J'ai senti le poids du monde dans tes rêves murmurés, j'ai vu les mille questions dans tes
réponses malicieuses, j'ai trouvé ma voix dans la force de tes bras pour tracer à
l'oreille des contes à ne pas dormir de la nuit. On sera un peu fatigué demain, mais on a
tant de chemins d'étoiles à rattraper, tant de miracles à inventer...
Nos deux univers épousés sur un portemanteau provisoire, nos deux noms oubliés dans
les rideaux, avant qu'ils ne s'éveillent, avant que le matin ne décroche ses secondes,
avant que la lumière ne défie l'ambre, à s'enfoncer dans une minute qui parait porter
l'éternité