Classement :
Pointage : --/5
Nombre de votes : 0
(Pour voter, connectez-vous!)
Position dans Littérature : --
Pointage : --/5
Nombre de votes : 0
(Pour voter, connectez-vous!)
Position dans Littérature : --
Visionnements :
Aujourd'hui : 0
Total : 8
Aujourd'hui : 0
Total : 8
Oeuvre :
Mots : 1938
Mots : 1938
Une vaste forêt m'entoure. C'est si beau, tout ces arbres. Ils sont magnifiques avec toutes leurs feuilles et le vent qui les traverse. Le bruit est si doux … On dirait la mer, une mer de feuille à travers les arbres. Ils sont tellement grands ces arbres… Quand on les regarde bien, on dirait qu'ils ne finissent jamais, qu'ils touchent le ciel. J'aimerais pouvoir toucher le ciel moi aussi… J'aimerais ne plus être ici cloué à ce sol, j'aimerais pouvoir voler … oui, voler comme un oiseau. Je pourrais ainsi aller partout où je le désire, partout. J'aimerais être toute petite aussi, un tout petit oiseau. Pour que les gens ne me voient pas, pour que les gens ne me dérangent pas. Je suis fatiguée de toujours vivre pour leurs yeux alors s'ils ne me voient plus, je n'aurai plus à me soucier de leurs regards. Leurs regards qui souvent me blessent… leurs regards poignardant qui me frappent de plein fouet et me déchirent le cœur d'un seul coup. Je veux être loin de tout ça…
Je n'entends plus la mélodie, un bruit vient de la couper. Un bruit sourd venant du bois, un craquement. Quelqu'un vient ici, j'entends des pas. Je ne veux pas qu'il me voit, je ne leur fais pas confiance … ils me feront du mal, je le sens. Ah non, les voilà qui sortent de leur cachette. Ce sont d'étranges ombres noires qui circulent entre les arbres. Je dois quitter cette endroit au plus vite. Je cours à travers le bois, le plus vite qu'il m'est possible de faire. Je cours encore et toujours, il ne faut pas qu'ils m'attrapent. Les arbres défilent à ma droite et à ma gauche. On dirait toujours les mêmes, on dirait que je n'avance pas même si je cours de toutes mes forces. Cette forêt semble n'avoir aucune fin, il fait toujours aussi noir devant moi, il fait toujours aussi noir derrière moi. Je suis perdue, je ne sais pas où je suis ou où je vais. Je suis terrifiée et épuisée, mais je n'arrête pas de courir… Je ne suis plus en sécurité ici, il faut que je fuis.
Les arbres commencent à se faire de plus en plus rare. Je dois approcher de la sortie. Plus j'avance, moins il y a d'arbres. Je ne dois pas m'arrêter j'y suis presque. Finalement … je suis sortie de cette forêt. Je continue de courir sans me retourner. Je suis maintenant sur des collines, il y a plusieurs collines dans cette endroit. Après avoir courue quelques centaines de mètres sur ces collines, je m'arrête finalement. Je suis essoufflée et mon cœur bat si fort… on dirait qu'il va sortir de ma poitrine tellement il bat fort. Ma peur commence à s'estomper, tout redevient à la normal. Tout est calme, les ombres ne semblent pas m'avoir suivi. Je m'assis par terre et je me laisse tomber sur le dos dans les longues herbes qui ornent la colline.
On est si bien étendu dans l'herbe longue, oui tellement bien… Ça sens si bon, c'est indescriptible. Je tourne ma tête vers la droite et je regarde les brindilles qui plient face à la petite brise qui souffle. C'est magnifique de voir toutes les brindilles de la collines céder sous la force d'un aussi faible vent. Le même vent qui me caresse le corps… C'est aussi doux que la mélodie de tout à l'heure… C'est si reposant. Je ne voudrais plus quitter cette endroit, plus jamais. Ici, tout est calme et reposant… Je n'ai plus aucun souci, plus aucun… La vie, ici, elle est belle, sans défaut. La vie, ici, elle me donne le goût de vivre, oui… le goût de vivre… Une étrange sensation prend tout mon corps et me porte. Je ne sais pas où, mais je la laisse me porter, je lui fais confiance… Je sais qu'elle veut mon bien, je le sais qu'elle ne me fera rien de mal, je ne sais pas pourquoi je le sais, mais c'est comme cela. Ça se sent, c'est tout…
Je redresse ma tête et je regarde le ciel. La lune règne sur cette vaste toile noire par sa vive lumière qui surpasse celle de toutes les autres étoiles. Sa lumière est si rassurante, elle m'éclaire le visage. Dans la forêt, tout était noir et j'avais atrocement peur, mais ici avec la lumière je me sens en sécurité. La lumière, elle me protègera de tout et me guidera n'importe où. La lune est comme une mère pour moi. Si je suis triste, elle me prendra dans ces bras et me bercera tout en me disant que ça ira bien. Si je pleure, elle essuiera mes larmes et me caressera les cheveux tout en me chuchotant des mots doux… Des mots qui me remonteront le moral et me redonneront le sourire… Oui, ma … Maman…
Je pleure toute seule sur la colline… La lune a arrêté de m'éclairer, les nuages l'ont cachée. Tout est redevenu noir. Je recommence à avoir peur et je n'en fini plus de pleurer. Je sens les larmes qui glissent sur mes joues. Elles n'arrêtent pas de tomber. Je pleure de plus en plus, je suis terrifiée. Je sens les ombres qui s'approchent. Il n'y a personne pour me protéger. La lune elle est partie, elle ne peut plus m'aider. Je suis seul, tout seul. Je me lève et je les vois qui s'approchent. Ils ne me laisseront pas tranquille, il faut que je les fuis de nouveau. Je commence donc à courir vers un boisé plus loin que je viens tout juste d'apercevoir. Je cours comme tout à l'heure, du plus que je peux. Je suis fatiguée de courir, mais je n'ai pas le choix. Je ne suis pas un petit oiseau donc je ne peux pas aller me cacher dans des endroits inaccessibles où il ne me verrait pas. Il faut donc que je cours encore et toujours…
J'arrive finalement dans le bois. J'avance à travers le chemin, je m'y enfonce de plus en plus. Les arbres qui m'entourent sont tous calcinés et noirs. J'ai peur. Les arbres de cette forêt sont tous mort et tout y est sombre. Les ombres se rapprochent rapidement. J'ai encore plus peur… Je continue de courir, mais les ombres me rattrapent toujours. Je ne sens plus mes jambes, je suis épuisée. J'ai de plus en plus de misère a avancer. Mes jambes deviennent raides comme du fer. Je tombe par terre dans les feuilles mortes, au milieu de ces arbres sans vie. J'essaie de me relever, mais mes jambes ne répondent plus. Il faut que je me lève, ils vont arriver. Mes jambes ne bougent plus, je ne les sens plus. J'ai tellement peur. Je ne peux rien faire. Ils vont m'avoir, ils vont me faire du mal. Je veux m'envoler, je ne veux plus être ici. Je veux m'envoler, je veux quitter ce monde pourri. Qu'il me pousse des ailes … oh seigneur, que j'aimerais qu'il me pousse des ailes…
Les voilà qu'ils arrivent, ils sont une dizaine d'ombres. Ils s'approchent de moi. Ils me regardent. J'ai peur, j'arrête pas de pleurer. Je sais que tout est fini… Je le sais… Ils me prennent dans leur bras. Il fait de plus en plus froid. Il fait de plus en plus noir. Je suis confuse, je ne vois plus rien, je ne sens plus rien. Je quitte ce monde peu à peu… Je ne sais pas où je m'en vais, mais je quitte ce monde. Je m'endors…
Je me réveille tout à coup. Je ne sais pas où je suis, je ne vois rien, tout est embrouillé. J'entends des voix d'hommes qui se parlent. J'entends des gémissements et je sens quelques choses d'étranges. J'ouvre les yeux peu à peu. Je vois des hommes nus qui me prennent, qui me regardent. Je suis nue moi aussi, au milieu de leur groupe. Je suis sur un lit, dans une chambre d'hôtel … je crois. Il y a des hommes qui tiennent des caméras et qui me regardent pendant que d'autres me touchent… Je ne sais pas où je suis, j'ai peur. Je commence à pleurer et je n'arrête pas. Un des homme demande à un autre d'aller chercher une seringue. Je n'arrête pas de pleurer et de crier. Je veux voir ma maman, je veux être dans ces bras… Je ne veux pas être ici. Ces hommes, ils me font du mal. Je veux pas être avec eux… Ils rient de moi. Plus je pleure, plus ils rient. Je veux partir, j'ai mal… L'homme arrive avec sa seringue et me pique dans le bras… Tout redevient tranquillement embrouillé. Je ne pleure pu, je ne sens plus rien. Je vois juste ces hommes s'approcher de moi…
Je ne les vois plus maintenant… tout est noir. Je suis de retour sur les collines. Je suis maintenant un oiseau, un tout petit oiseau loin des regards. Je m'envole et je m'éloigne de ces ombres. Je vais pouvoir enfin pouvoir toucher le ciel sans me soucier de rien d'autre. Je suis heureuse maintenant, car je toucherai le ciel pour l'éternité…