Le pistolet

Type : Littérature | Ajout le : 25/09/2007
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Ce matin là, je me suis réveillée avec un sentiment de fin du monde. Vous savez, les jours où l’on sait qu’on devrait rester couché, mais où on a pas le choix de se lever. À la seconde où j’ai mis une orteille hors du lit j’ai su que j’avais raison en me la cognant sur une patte de ma table de chevet. Quand j’ai eu fini ma danse de la douleur, je me suis dirigée vers la cuisine. Dans le corridor qui y menne, j’ai trouvé un pistolet. Je me suis mise à paniquer et à me poser toutes sortes de questions. Y avait-il un voleur dans la maison, qui aurait échappé son arme en enttendant la sonerie de mon réveil? Étai-it encore ici? Est-ce que quelqu’un pourrait m’en vouloir au point de me tuer? Tout ce remue méninges m’a mise terriblement en retard, je n’ai donc plus eu le temps de déjeuner, ni de me poser des questions ou d’avoir peur. Tout ce qui comptait ce matin là c’était le rendez-vous important qui allait changer ma vie. Je me suis habillée à toute vitesse et je suis sortie. Si ce pistolet n’avait pas été là j’aurait eu le temps de déjeuner.
    
    En arrivant au bureau, ma secrétaire m’a fait remarquer que j’avais une énorme tache sur ma jupe. Biensûr, je ne pouvais rien y faire, j’étais déjà en retard, alors je suis entrée dans mon bureau où mon rendez-vous important m’attendait avec impatience.

    Ils ont remarqué la tache sur ma jupe, ils ont remarqué ma nervosité, ils ont remarqué mon manque de force en disant :  « Avez-vous déjeuner ce matin Madame? ». C’etait fouttu pour le gros contrat. Je ne pouvais m’empêcher de me dire que si ce pistolet n’avait pas été là j’aurais fait attention aux vêtement que j’enfilais, j’aurais pris le temps de déjeuner, j’aurais été beaucoup moins nerveuse et beaucoup plus à l’aise de présenter mon projet.

    Je suis repartie du bureau, pour me changer et pour aller manger, mais arrivée devant la porte, j’étais encore trop nerveuse à cause du pistolet. Je suis allée manger dans un café en me convaincant que voleur ou tueur, il n’était certainement plus là de toutes façons.De plus, j’attendant un appel de mon mari qui devait m’appeler vers treize heures pour que j’aille le chercher à l’aéroport et il était déjà midi quarente-cinq.

    Je suis entrée chez moi, prudemment quand-même et j’ai vu le pistolet qui était toujours là. Je l’ai rammassé et j’ai fait le le tour de la maison, tout était normal. Mon répondeur m’indiquait que j’avais des messages, alors je l’ai ai écoutés : « Premier message : Salut mon amour! Étonnament, mon avion a eu de l’avance, comme tu n’es pas là, j’arrive en taxi. J’ai hate de te voir. À tantôt!… envoyé aujourd’hui à onze heures cinquante-quatre minutes… » Ça aussi c’était la faute du pistolet! « …prochain message : Madame nous trouvons que votre projet est très bien, mais ce n’est pas exactement ce que nous recherchons. Bonne chance ailleurs….envoyé aujourd’hui à midi une minute…prochain message… Madame, ici l’hopital régionale, nous avons le regrèt de vous annoncer que votre mari a perri dans un accident de la route implicant le taxi dans lequel il était pour plus d’information rappelez… »

Je savais que j’aurais du restée couchée ce matin. Si ce pistolet n’avait pas été là j’aurrais surement décrocher mon contrat. Si ce pistolet n’avait pas été là je serais surement allée chercher mon mari. Si ce pistolet n’avait pas été là il ne serait pas mort ou nous serions morts ensemble. BANG! Si ce pistolet n’avait pas été là, je ne vous écrirais pas de l’au delà.
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