Le mystère de la lune noire

Type : Littérature | Ajout le : 02/01/2008
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« Je marchais calmement sur la nuit.
Quand soudain, tombai dans la nuit ;
La nuit ; éblouissante comme le clair de lune ;
La lune ; noire et profonde ;
Celle qui plane sur nous
et nous guide dans la nuit ;
La blanche et aveuglante lumière noire ;
Celle que nous verrons tous un jour ;
La lumière de la lune noire. »
Black Light, Alexandre Bénard, janvier 2003

Depuis ma tendre enfance, je me passionne pour tout ce qui touche à l’astronomie. La Lune, les étoiles, les galaxies… Tous ces éléments de l’univers sont tous très proches de nous et à la fois si loin; si distant les uns des autres et pourtant, d’un point de vu astronomique, ils sont tous à deux pas l’un de l’autre. Par exemple, l’étoile la plus proche de notre système solaire, Alpha du centaure, est située à une distance d’à peine quatre années lumières et la limite de notre vision actuelle de l’univers est d’approximativement quinze milliards d’années-lumière. Le seul fait d’y penser me fait sentir tout petit. Un grain de sel dans l’océan. Comment serait-ce possible que nous soyons les seuls êtres vivants de l’univers? Bien que nous n’ayons aucune preuve de leur existence, cela ne prouve pas qu’il n’existe pas. Considérant le fait que la vision d’une étoile dans le ciel ne nous informe pas sur son état actuel, mais sur l’état qu’elle avait il y a "x" années, nous ne pouvons pas savoir si en ce moment il y en a d’autres. C’est ce genre de réflexion qui m’a amené à étudier les confins de l’espace.

Étudiant en astrophysique à l’Université de Montréal depuis maintenant deux ans, je me passionne pour tout ce qui touche les phénomènes extraterrestres et OVNI. Au point où mes collèges de recherche ne cessent de me ridiculiser.
« Je ne comprends pas, me disait Jaques. Est-ce que tu te considères vraiment comme un scientifique ou bien tu essaies juste de paraître plus intelligent que la moyenne? »

Jaques était plutôt du genre à ne pas croire en Dieu ou tout autre genre de croyance d’êtres supérieurs. Il croit que parce que nous sommes des scientifiques nous devons croire qu’à ce qui a justement été prouvé scientifiquement. Comme si tout ce qui n’a pas encore été certifié ne peut absolument pas exister! S’il avait vécu à la même époque qu’Einstein, il aurait sûrement été un des premiers à tenter de démolir la théorie de la relativité; aucune ouverture d’esprit…

— Les vrais hommes de science sont ceux qui cherchent à élucider les mystères de l’univers, argumentais-je. Et les plus grands d’entre eux sont ceux qui ont le plus ébranlé les croyances de l’époque. Alors, la question que tu devrais te poser serait plutôt celle-ci : « Est-ce que tu es vraiment ici pour t’interroger sur ces mystères ou bien seulement pour les observé les yeux fermés? »
Il en était bouche bée. Bien que dans ce cas, ce n’était pas un exploit de ma part, car à mon avis, tout ce qui sortait de sa bouche n’avait en fait qu’un seul but : le révéler plus smatte qu’il l’est réellement; de simples phrases sans profondeur et sans aucune conviction. Mais bon… C’était tout de même une petite victoire.

Toutes les premières fins de semaine du mois, j’invitais quelques-uns de mes collègues de recherche, Dominique, Justin et Harold, à venir passer deux jours au chalet de mes parents. Rien de mieux que la noirceur de la campagne pour contempler le ciel étoilé. Malheureusement, le destin a fait que, cette fois-ci, Jaques s’est infiltré dans le groupe. Je n’ai pas protesté ; me disant qu’il serait sûrement le premier soûl et donc inoffensif. Du moins, c’est ce que j’ai cru en voyant la quantité de bière qu’il avait apportée.

— Je ne sais pas si les autres te l’ont dit, mais on ne vient pas ici pour se soûler, mais pour…
—… observer les étoiles. Dirent les habitués en cœurs.
— Hé ! Éric ! T’es-tu en train de me dire qu’on a fait trois heures de route juste pour observer les étoiles ? M’a dit Jaques.
— Ne me dis pas que les observer ça t’emmerde. Parce que si c’est le cas, dit moi pourquoi t’es en astrophysique parce que, moi, je n’y comprends rien.
— Ce n'est pas que ça m’emmerde, mais on fait ça à longueur de journée. Je pensais qu’on ferait autre chose c’est tout.

Finalement, nous avons tous pris quelques bières. Jaques disait que ça mettrait de l’ambiance; que ça allait nous préparer à communiquer avec l’univers! C’était sûrement une blague pour me taquiner puisqu’il avait un sourire quelque peu mesquin sur son visage.

Ce samedi du mois de septembre, il y a eu une éclipse lunaire; du mois c’est ce que ça semblait être à première vu. Mais ce qui était étrange c’est que ce phénomène ne devait pas se produire à cette date. Alors, la question que nous nous sommes tous posée était : « Était-ce vraiment un phénomène naturel ou était-ce plutôt une manifestation dite paranormale? »

Je me rappellerais toujours ce moment. La Lune s’est tranquillement éteinte. Pourtant sa lumière s’est intensifiée au point où il nous était impossible de la regarder en face. Un brin de panique nous a alors enveloppés. Puis l’éblouissante Lumière Noire s’est éteinte pour nous laisser voir une lune pleine. Personne n’a osé dire un mot. Même Jaques, qui était dans la forêt, avait vu la même chose. Cette lune noire m’a fasciné. Son mystère m’a hypnotisé; il fallait que je trouve une explication à cette énigme.

****

Le lendemain matin, je me suis réveillé avec une gueule de bois. Mes idées n’étant pas très claires, je ne savais plus si les événements de la nuit n’étaient qu’un rêve ou bien s’ils étaient bien réels. Mais en voyant l’air interrogateur de mes collègues, je dû me résoudre à l’évidence : nous avions tous vu la même chose. Après une cigarette et un bon café, je tentai une ouverture sur le sujet.
— Qu’est-ce que vous pensez que c’était ?
— Toi qu’est-ce que tu crois que c’était? Un vaisseau extraterrestre venu pour nous kidnapper?
— Tu es très drôle Jaques. Non, mais franchement, est-ce que vous vous souvenez de ce qui s’est passé après ou bien je suis le seul qui a perdu la mémoire?
— Quant-à-moi, a dit Harold, je pense qu’on avait peut-être un peu trop bu…
— Non. On a tous vu la même chose. Vous êtes d’accord ? Vous croyez aux hallucinations collectives?
— C’était quelque chose qui ressemblait à une éclipse lunaire, ensuite… cette lumière… commença Justin.
— Si intense, continua Dominique, mais… noire.

Étrangement, bien que je portais un certain intérêt pour ce genre d’histoire et donc prédisposé à analysé ce genre de situation, j’avais du mal à comprendre ce qu’il s’était produit et surtout incapable de croire facilement à cette hypothèse évidente que cela fût une manifestation extraterrestre; J'étais totalement déstabilisé. Au fond de moi, je voulais que cette possibilité soit bien réelle, mais ce qui s’était passé m’avait aussi laissé une certaine crainte.

— Je sais que ça peut vous sembler absurde, mais je pense vraiment que c’était un vaisseau extraterrestre. Ce qui nous a paru être une simple éclipse était peut-être en fait l’atterrissage d’un vaisseau venu d’ailleurs. Il aurait pu passer devant la Lune pour après atterrir dans le voisinage, expliquais-je.
— Si c’est le cas, on aurait dû entendre quelque chose. Hier, il n’y avait rien; pas un bruit, argumenta Justin.
— Il y a une seule manière de le savoir : explorer les alentours, dit Dominique. Éric, tu connais bien les environs? Alors, continua-t-il, tu seras notre guide.

Après quelques préparatifs, nous sommes partis pour ce que nous croyions être une courte randonnée. Mais quelque chose allait se produire. Là; quelque par dans la forêt. La Lune étant vers le sud, nous prîmes cette direction. Tout le long du trajet, aucun d’entre nous n’a dit un seul mot. Même Jaques qui était d’un naturel assez bavard. D’ailleurs, son comportement me laissait croire qu’il nous cachait quelque chose. Mais peut-être n’était-ce qu’un malaise par rapport à la situation présente. Qui sait?

Après une demi-heure de marche, je remarquai que Jaques n’était plus du groupe. « Tabarnack! » lançai-je. Dominique, Justin et Harold se tournèrent chacun leur tour. Je n’ai même pas eu le temps de leur dire mes inquiétudes, qu’Harold demanda : « Où est Jaques ?
— Il était là il y a deux minutes, s’exclama Justin.

L’heure du dîner était passée depuis un bon moment. Et puisque nous avions faim nous décidâmes de rentré. Peut-être retrouverions-nous Jaques sur le chemin du retour. Soudain, l’air nous sembla pesant, lourd et oppressant. Une frousse nous a envahies. Nous avions l’impression que quelque chose allait se produire. Tous aux aguets, nous regardions le ciel avec espoir qu’un signe nous soit révélé. C’est alors qu’il s’est obscurci. Il n’y avait pourtant pas de nuages. C’était comme si la nuit était tombée. Pourtant, il n’était qu’une heure de l’après-midi. Une lune est apparue et le même phénomène que la veille c’est produit : d'abord, elle s’est tranquillement éclipsée pour laisser sa place à cette lumière noire. Et puis, ce fut le vide.

Lorsque nous avons repris nos esprits, nous vîmes Jaques arriver en courant. Il était paniqué et nous déconcertés, car le soleil brillait de nouveau. Comme si tout était normal! Nous décidâmes alors de revenir à Montréal. Vu les événements, nous préférâmes quitter le chalet le plus rapidement possible afin d’éviter un autre épisode. C’était peut-être ridicule, mais nous avions l’impression que si nous quittions le chalet, tout redeviendrait à la normale. S’il pouvait exister de vies normales après ces événements
À mainte reprise, nous observions le ciel s’attendant à voir une nouvelle apparition. En vain. Tout au long du trajet, le silence régna. Je profitai de ce calme pour réfléchir sur les évènements de cette fin de semaine. Me remémorant les souvenirs de mes nombreuses vacances passées dans ce chalet, les idées se bousculaient dans ma tête. Quand j’étais plus jeune, mes parents et moi avions eu tellement de plaisir en cet endroit! Toute fois, cela me troubla, car je me rendis alors compte que désormais je ne pourrai plus voir ce coin de paradis de la même manière.

Soudainement, un éclair surgit de mon esprit. Jaques. Peut-être pourra-t-il éclaircir quelques détails? Peut-être aurait-il vécu quelque chose de différent? Après tout, il n’était pas avec nous lors des apparitions. Mais une autre question me troublait. Pourquoi cela s’était-il produit cette fois-ci seulement? J’avais peur que si je l’avais questionné en présence des autres, il aurait tenté de détourner la discussion. D’ailleurs, je préférais lui parler de ça au moment où nous serions seuls.

Nous arrivâmes vers 17 h. Je reconduisis Dominique, Justin et Harold chez eux. Il ne restait donc plus que Jaques et moi dans la voiture.

— Jaques, qu’est-ce que tu crois que c’était?
— Je ne le sais pas plus que toi. J’ai beau avoir vu tout ça de mes propres yeux, J’ai encore de la difficulté à croire ce que nous avons vécu cette fin de semaine.
— Écoutes. Si nous voulons résoudre ce mystère, il va falloir passer par-dessus nos principes scientifiques. À moins de trouver une explication valable, on ne peut pas éliminer la possibilité que c’était des évènements paranormaux.
— Tu lis trop de science-fiction. On n’a pas encore trouvé ce que c’était. Alors, ne sautes pas trop vite aux conclusions.

Encore cette pensée évasive! Je me demandais parfois s’il était capable d’utiliser moindrement son imagination afin de résoudre un problème. Il était tellement coincé dans ses principes que cela me rendait fou de rage. Cette contradiction de pensées entre lui et moi me rappelle quelques critiques de mon père vis-à-vis mes études en astronomie. Mon paternel ne cessait de me demander pourquoi je me dirigeais vers les sciences plutôt que dans le domaine des arts. Il me disait souvent que ma manière de pensée était plus proche de celle d’un artiste que celle d’un scientifique. Je comprends aujourd’hui où il voulait en venir. J’ai sûrement hérité cette facette de mon père puisqu’il était lui-même un artiste.
— Je sais que ce n'est pas la chose la plus scientifique de croire en une apparition paranormale, mais pourrais-tu considérer un instant que ça soit possible?
— Quant-à-moi, ce genre de conclusion ressemble plutôt à une croyance religieuse issue d’une secte.

Il resta un moment silencieux. Chacun nous réfléchissions à d’éventuelles explications. Mais je voyais bien sur son visage qu’il me cachait encore quelque chose. Lorsque nous arrivâmes, je coupai le moteur et lui demandai : «Est-ce que tu vas finir par me dire ce que tu sais et ce que je ne sais pas?»
Après un moment d’hésitation, il me confia : «Ça va peut-être te surprendre, mais je sais ce qui s’est passé»
J’étais interloqué. Comment pouvait-il le savoir? En guise d’explication, il sortit un crayon et nota sur un papier une adresse. En quittant le véhicule, il m’a demandé de l’y rejoindre demain à 20 h.

En route vers mon appartement, un tas de questions frôlaient ma conscience. Des questions dont j’aurais peut-être bientôt des réponses. Des questions pourtant si simples, mais dont les réponses étaient loin de l’être. Un peu de patience. C’est tout ce dont j’avais besoin. Mais mon excitation était telle, que j’ai eu bien des difficultés à dormir. Demain, une grosse journée m’attendait. D’abord l’université, puis ce rendez-vous avec Jaques. La solution de l’énigme était à porter de main, mais il me faudra attendre encore. Un peu de patience.
Ce lundi fut une journée bien étrange. Nous travaillâmes plus sérieusement que d’habitude, car normalement, nous discutions de divers sujets sans pour autant être distraits de nos tâches respectives. Même Jaques n’osait pas parler. Si bien que certains se demandèrent pourquoi nous étions si silencieux et si cela avait un rapport avec notre fin de semaine au chalet. Malgré les quelques questions qui nous ont été posées, aucun d’entre nous ne dit un mot à propos des évènements de cette fin de semaine. Nous craignions trop que les autres nous prennent pour des fous. Et cela même si nous avions tous vu la même chose.

Avant que ces événements se produisent, je m’étais dit que si un jour je découvrais quelque chose de semblable, je le dirais à tout le monde tellement je serais excité d’avoir assisté un tel phénomène. Mais ce jour, j’ai constaté qu’être témoin de ça était beaucoup plus déstabilisant que je l’aurais cru.

Le temps passa plus rapidement qu’on aurait pu le croire; s’acharner sur nos recherches nous fit du bien. Après une telle fin de semaine, nous avions besoin de nous changer les idées et retrouver une vie normale afin d’oublier momentanément ces derniers événements. Oublier. C’est tout ce que nous demandions. Tout oublier. Mais cela est une chose que l’on ne pourra jamais faire. C’était beaucoup trop crucial comme situation. Beaucoup trop important comme phénomène.
Bien que tous mes collègues soient partis, je décidai de rester une heure de plus. Je savais que si je rentrais chez moi tout de suite, je tournerais en rond. Je continuai donc à travailler pendant quelque temps. Remplissant quelques rapports et vérifiant certains calculs, je ne pouvais cesser de penser à tout cela. Encore et encore, les mêmes questions me tourmentaient. Que s’est-il passé et quel rapport Jaques avait-il avec tout cela? Heureusement, je le saurai bientôt. Il ne restait maintenant plus qu’une heure avant le rendez-vous. Une heure qui m'a semblée une éternité.

Tranquillement, je pris la route pour me rendre au rendez-vous que Jaques m'a donné. En passant, je m'arrêtai à un petit restaurant pour calmer mon estomac qui me rappela que je n'avais presque rien mangé de la journée. Une fois rassasié, je me rendis directement à l'endroit que Jaques m'a indiqué. C'était une bâtisse qui ressemblait fortement à une église. Quand je m'en rendis compte, une inquiétude a frôlé ma conscience. Dans quelle histoire était-il en train de m'embarquer? Jaques ferrait-il parti d'une secte? Comment était-ce possible? Un peu perturbé à cette idée, je montai les marches pour atteindre la porte principale. Bien que je ne sois pas croyant, j'avais l'impression qu'une révélation, comme la résurrection de Jésus, allait se produire. J'entrai dans l'édifice.

****
Jaques m'attendait dans le portique. Craignant d'être en retard, je regardai ma montre; j'étais à l'heure.
— La cérémonie commence bientôt. Assois-toi. M'a dit Jaques.
— Pourquoi on ne peut pas…
— Après la cérémonie, me coupa-t-il.
Décidément, Jaques me surprenait de minute en minute! Je savais que son comportement au travail était assurément une comédie, mais je ne pensais pas qu'il était si différent dans la vie de tous les jours.

Le cérémonial débuta par quelques prières. Toutes parlaient des misères du monde et acclamaient leur dieu nommé Alphonse. À chaque fois qu'ils prononçaient son nom, un fou rire me montait au visage tellement c'était ridicule. Puis, vint le temps des confessions. Le gourou invita ses fidèles à monter sur la scène pour venir témoigner leurs expériences. Puis, Jaques s'approcha de son guide spirituel et lui annonça mon arrivée parmi la communauté. Ce dernier me dit d'aller le rejoindre; il voulait me baptiser. Pris de panique, je me levai pour quitter l'église. Mais en cour de route, les fidèles m'arrêtèrent. Je reçus un coup sur la tête, puis se fut le vide.

Lorsque je me réveillai, je constatai que j'étais attaché à un poteau situé à l'extérieure. Tous priaient à haute voix dans une langue étrange. Jaques me regardait droit dans les yeux. Je lisais dans son regard une certaine impuissance vis-à-vis ma situation. Le gourou s'approcha de moi avec un encensoir. Il tourna plusieurs fois autour de moi, m'aspergeant de fumé bleu, puis il s'arrêta à ma droite. Il resta quelque temps silencieux avant de commencer à réciter un poème de cérémonie :


Aujourd'hui, nous célébrons
Ta puissance éternelle
Aujourd'hui, nous te prions
Pour sauver ce mortel
Pardonne-lui son ignorance
Montre-lui ta puissance
Pour qu'il puisse voir
Tes sombres pouvoirs

À ce moment, le même phénomène se produisit, mais à la fois différent. Différent par la profondeur à laquelle elle m'atteignait. Différent par l'effet qu'elle a eu sur moi. Car après, je pus me rappeler ce qui s'est produit par la suite. Tous les fidèles, y compris Jaques, se transformèrent en hideuses créatures. Même moi, je me transformais.
Pendant ces métamorphoses, il continua son discourt avec intensité en s'adressa à moi :

Acclame notre Dieu lumière
Acclame notre Dieu lunaire
Regarde la fumée délirante
Qui chevauche ton esprit
Admire dette lumière puissante
Qui illuminera ton esprit

En même temps qu'il termina de dire le dernier mot, la lumière de la lune noire transperça mon corps et mon âme; je reçus la révélation. Une révélation dont je préférerais n'avoir jamais connu, car lorsque le phénomène prit fin et que nous ayons repris nos formes humaines, je réalisai soudainement le prix de cette révélation. Au profit d'une connaissance, j'avais perdu mon humanité.
Commentaires
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Libellule Rouge
13/01/08 à 13:16
Étrange comme récit décidemment. Je ne suis pas personnellement une adepte de science-fiction, mais je te suggererai de peaufiner ton suspense, de guider le lecteur vers d'autres pistes afin que la chute soit moins "évidente" si on peut dire. Pas mal tout de même.^^

Tu étudies en quoi en réalité?

Fëartanel
10/01/08 à 22:06
Hey, je savais pas qu'il y avait une section astrophysique à l'UdeM ! ^^

Bon, le récit est pas pire, ça s'enchaine plutôt bien. Y'a juste pas mal de fautes diverses et variées... et la chute m'a déçu un peu.
Bilan mitigé (comme cette Lune qui passe du blanc au noir ;)...).