Littérature - Oeuvres de Eldorino

  • Texte abstrait II (posté le : 09/05/2010 à 06:33)
    "Ici, c'est le deuxième type d'abstraction, mentionné dans le précédent texte : l'abstraction contextuelle. Débarrassés d'un contexte plausible ou volontaire, les mots perdent leur sens. Leur utilisation est donc totalement incorrecte, dans le but d'être incorrecte et de créer un texte incompréhensible. Le résultat pourrait ressembler à un texte surréaliste écrit à l'aide de l'écriture automatique, mais c'est le procédé derrière qui est totalement différent : le but n'est pas de dire tout ce qui passe par la tête, ni de faire une référence aux travaux de Freud. Le but, ici, est simplement de créer un texte pour le plaisir de le faire (et pour provoquer, l'avouerai-je). Un texte sans sens, mais pourtant constitué de mots existants, connus."
  • Texte abstrait I (posté le : 09/05/2010 à 06:27)
    "Alors voilà, après avoir manqué une nuit de sommeil pour le bien d'un travail final de création et de recherche en arts, j'ai réfléchi pendant une heure sur la question de l'abstraitisme en littérature. Puisque Kandinsky a montré qu'on pouvait bien créer une peinture comme on crée de la musique, je me suis demandé : si l'abstrait existe en littérature (ce qui est probablement le cas ; vous me verriez extrêmement surpris si j'étais le premier à en faire), il existe uniquement sous deux formes (c'est une théorie, je rappelle), soit l'abstraction visuelle et l'abstraction contextuelle. Le premier fait abstraction du concept de mot. On arrive donc devant un texte "esthétique", si vous me passez le terme. Si l'agencement des lettres laisse croire à des mots réels, leur utilisation ne l'est pas. Ainsi, vous pouvez lire "la" ou "is", du français et de l'anglais. Ces mots, cependant, ne veulent rien dire du tout, puisqu'ils ont été placés là pour être là, simplement. L'abstraction visuelle se distingue de la poésie sonore puisqu'elle n'est pas destinée à la lecture (bien que rien ne l'empêche). Son but est simplement d'être lu physiquement."
  • Les Sentiments artificiels (posté le : 01/05/2010 à 02:37)
    "Il y a deux choses très importantes dont je dois traiter ici. Tout d'abord, pourquoi le théâtre ? En fait, lorsque j'étais au secondaire, durant ma dernière année, j'ai eu un cours de théâtre en option. Lors du cours, j'ai eu la possibilité d'écrire ma propre pièce ([i]La Dame en rouge[/i]), qui n'a malheureusement pas pu être montée, bien qu'elle se soit rendue à la toute dernière étape de sélection. Il s'agissait alors de ma première pièce de théâtre à vie, co-écrite avec une amie. Le style était donc bien sûr un peu déficient, puisqu'il s'agissait d'une première pour nous deux. L'histoire, peut-être plus aisément adaptable au cinéma qu'au théâtre, était par contre proche des textes que j'écris actuellement, bien que plus centré sur un personnage plutôt que des sentiments ou des impressions. La pièce baignait dans le flou, dans l'incompris, le tout dans un univers surréaliste peuplé de plusieurs personnages aux noms évocateurs. C'est en partie parce que le style était handicapé et parce que le style de pièces favori des juges était plutôt traditionnel que ma pièce ne fut pas jouée, bien que mon professeur l'ait bien aimée. Je récidive donc dans le monde du théâtre avec, cette fois-ci, un monologue théâtral, [i]Les Sentiments éternels[/i]. Les influences de la première pièce sont flagrantes, surtout sur le point de l'histoire et du personnage : tout progresse sans qu'on ne soit sûr de rien et on baigne sans contredit dans une mélasse bien épaisse. Par contre, la fin, ici, est plus concise (l'autre, bien que concluante, n'était pas spectaculaires), plus punchée, si vous me passez le mot. Le personnage agit parfois de manière incompréhensible, oscillant entre plusieurs phases de «personnalité», si vous voulez, et donne l'impression d'être bipolaire, voire multipolaire... Le style est beaucoup, beaucoup plus direct, laissant tomber presque totalement le style plus littéraire que j'avais eu précédemment, pour se concentrer sur les actions importante et, surtout, le monologue. Un ami projetait de monter une soirée théâtre avec trois de ses pièces, récemment, et me demandait de faire partie de l'équipe technique. Le jour d'avant, j'avais eu l'inspiration d'une pièce de théâtre sur le mensonge en allant voir une comédie musicale étudiante, je lui ai donc parlé de mon idée. Il m'a offert d'en faire une sorte de première partie à ses trois pièces, s'il aimait le résultat final et si le tout faisait, selon lui, une bonne pièce. Je me suis donc lancé dans l'écriture d'un assez court monologue. Maintenant, parlons de la pièce en soi (désolé, je sais que ça fait un très, très, très long commentaire ^^!). Il faut d'abord savoir que la pièce s'impose comme une oeuvre soeur à une autre de ma plume, écrite récemment : [i]Les Sentiments éternels[/i]. Le lien s'est créé entre les deux sans que ce ne soit réellement volontaire. Les deux textes parlent du même sujet, ont des réflexions semblables et, surtout, placent les sentiments au coeur de l'histoire. La différence est dans le contexte. Cette pièce se concentre sur une jeune femme, vingt ans, anonyme, qui se fait quitter par son amoureux en allant le voir à Montréal. Elle analysera donc la situation de divers points de vue, des plus rationnels aux plus émotifs, en passant par une gamme de sentiments. Ici, l'exploration du monde des sentiments est encore plus flagrant : le personnage va jusqu'à jouer différentes réactions lors de séquences plus musicales. En effet, la femme sera stoïque, heureuse, triste, colérique, craintive, voire angoissée. Les sentiments sont par contre vus sous un autre angle, celui de l'éternité, d'une part (ce qui n'était pas le cas dans les [i]Sentiments éternels[/i], bien que le titre le laisse croire) et, surtout, celui de la subjectivité. Offrant une histoire d'un côté et quelques réflexions de l'autre, la pièce se concentre sur deux aspects vraiment importants. Qu'est-il arrivé à cette femme ? et qu'est donc cette pièce ? Au travers des deux trames, on explore le mensonge. Qu'est-ce que le mensonge ? Eh bien la fiction, l'art, simplement ! D'autres éléments sont semblables entre la pièce et l'autre histoire, qui était en fait une nouvelle de trois pages (quatre fois plus longue que celle-ci, donc). Les deux sont principalement des monologues, axés sur ce que le personnage veut dire. De plus, les deux histoires ont comme élément déclencheur la rupture amoureuse, de la même personne, un certain Marc-Antoine. Par contre, là où [i]Les Sentiments Artificiels[/i] place un personnage féminin, il s'agissait d'un jeune homme homosexuel dans l'autre texte. Il ne me reste plus qu'à expliquer, je pense, le rapport qu'a la pièce avec la réalité et le public. Il n'y a pas de réelle interactivité entre les deux. S'il est vrai que la femme s'adresse par moments au public, elle n'attend pas de réponse de sa part, et il n'est jamais demandé au public de prendre part dans la pièce. Ce qu'il y a, simplement, c'est une comédienne sur scène, déchirée entre son rôle, mensonge, et la réalité, une réalité qui disparaît lentement de sa vie... Oh, et mon vrai nom, c'est Pascal."
  • Exercice de création pour Marathon d'écriture (posté le : 20/02/2010 à 08:42)
    "Donc, voilà ! J'avais donné mon nom pour participer au Marathon d'écriture de cette année, mais il y a eu tant d'inscriptions que les responsables à mon école n'ont eu d'autre choix que de faire passer un test aux candidats. Bonne nouvelle : j'ai été retenu pour y participer (au marathon) ! L'exercice était constitué d'un premier paragraphe et d'un dernier paragraphe déjà écrit. Donc le début et la fin étaient imposés, il fallait écrire entre les deux. Je poste tout, ici, pour que vous compreniez le contexte, mais mon texte, c'est seulement ce qu'il y a entre le tout premier et le tout dernier paragraphe. Notez que l'écriture à la deuxième personne est mon talon d'Achille."