Comme une odeur de fin du monde

Type : Littérature | Ajout le : 20/10/2011 | Modification le : 21/10/2011
Note de l'auteur :
nouvelles pour mon cours de cours métrage. Bientôt scénarisé et filmé
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Oeuvre :
Mots : 950
Il ne reste plus que le silence à entendre. Plus rien à voir, plus personnes pour fuir.
Il ne reste que le sang sur le sol, qu'une odeur de souffre, qui se dissipe peu à peu. Longtemps on a dit que les murs ont des oreilles. Ceux-ci sont rendus sourds, c'est presque certain.

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C'était lundi, j'étais dans mon cours d'anglais. Un teste de lecture sur le livre de Richard Matheson ce
trouvait à l'horaire. Je l'avais lu rapidement, presque en diagonale. L'enseignant était en retard. Ça ne lui ressemblait pas, lui qui normalement arrivait longtemps avant nous.

«Pour s’imprégner du local» qu'il aimait dire.
Ce lundi, le local était froid et terne.
Nous étions tous assis à notre place nous demandant si nous devions quitter la classe et si oui, après combien de temps.

Il entra. Sans nos copies de l'examen, ni sa serviette en cuir. Il nous regarda, les yeux grands ouverts, cernés, presque noirs. Il avait le teint vert, lui que nous ne croyons n'avoir jamais été malade.
Puis il bava. Un peu sur le bureau devant lui, beaucoup sur ses chaussures. Le bruit aqueux que cela fît confirma que quelque chose n'allait pas.
Puis, un cri, une chaise renversée. Je remarquai alors qu'une fille dans ma classe avait deux passions, que je ne connaissais pas.
Les films d'horreurs et les talons hauts.
Elle avait rythmé son hurlement d'un bruit saccadé jusque dans le couloir.
Peut-être que beaucoup de gens avaient profité des films de George Roméro en spécial au club vidéo ou n'ont pas étudiés pour le contrôle de lecture, car, rapidement, je me trouvai seul avec le professeur.
Lui, la bouche grande ouverte, moi le corps crispé sur ma chaise. Ses dents étaient noircies et éméchées. Je me doutais bien que ce n'était pas ses cigarettes Morley qui causaient cette couleur. Il était trop tard. Si j'avais su. J'aurais peut-être lu le livre à l'étude plus minutieusement.


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Ça fait un an que nous sortons ensemble Jim et moi. Nous avons convenu de souper à la cafétéria de son pavillon avant d'aller voir la pièce The Gask of Amontillado d'Edgar Allan Poe présentée par l'école.
J'ai un peu de retard, mon laboratoire m'ayant prit plus de temps que prévu à terminer. J’espère
qu'il ne m'attends pas depuis trop longtemps.
Dehors, il fait horriblement froid. Le vent fouette mon visage, m'empêchant de bien voir devant moi. Je dois faire attention pour ne pas glisser, je me ferais à coup sur très mal en dévalant la pente abrupte qui est à peine déneiger. Peu de gens ont prit ce chemin ce jour-là. C'est inhabituel pour un lundi. Dans le pavillon, il n'y a personne. Même l'homme de la matériathèque n'est pas derrière son comptoir. Lui qui semble y camper. Jim se trouve dans le fond de la cafétéria. Il y est seul. Il ne me voit, ni m'entend arriver. Ses yeux rivées sur son portable et les écouteurs sur les oreilles, il doit écouter la série The return of the living dead qu'il a empruntée à la bibliothèque la veille; se fiant aux conseils d'un ami.
«Tu vas voir, la fille dans le un est trop chix»
Je n'avais pas le désir de vérifier, c'est le fantasme à lui et son ami.
Il me remarqua, quand je m'assis sur la chaise devant lui.

Qu'as-tu fais pour souper?
Oh, tu n'as pas reçu mon message. Les gars et moi on a eu 97% à notre travail, facque on est aller fêter ça au resto.
Bon okay...
Tu n'es pas trop faché?
Non, en fait j'aime mieux que tu n'aies rien préparé
Pourquoi?

Sa nuque a un goût acidulé qui me surpris.

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C'est son père qui lui avait apprit à se battre. Il ne le fît pas volontairement, mais avec le sens du spectacle. Petite elle l'accompagnait toujours durant ses tournois au travers de la région. Le Magnifique qu'on le surnommait. Du lutteur aguerrit, elle n'avait hérité que du style au corps à corps. Personne ne pouvait la plaquer au sol.
Son métier d'enseignante ne lui avait pas permis d'exercer ce talent devant ses collègues.
Ce soir-là, elle combattait de bon cœur; semblant retourner en enfance. Parfois deux, parfois trois, ils étaient tous écrasés sur le bitume du stationnement. Elle n'avait pas peur de leurs dents pourrîtes ou de leurs ongles longs et sales. Le Magnifique, son père, avait vécu pire. Contre ces adversaires qui ne savaient se battre elle n'avait pas besoin d'un ring, d'une échelle, d'une barre à clous, d'un shot-gun ou d'un mauvais accent texan. Infatigable, ses adversaires l'attaquèrent sans relâche. Elle ne démordit pas et se fraya un chemin dans la masse compacte, en les faisant basculer par dessus son épaule. Elle arriva à la portière de sa voiture. L’ouvrit et démarra en trombe, sans omettre de renverser quelques corps sur le passage. Elle aurait continué encore un moment, mais il y avait de la correction à faire pour le lendemain.

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Partout dans le cégep jonchent cartables et cadavres.
Quelques poubelles s'éteignent peu à peu.
L'odeur de putréfaction dans les pièces ne disparaîtra pas avant longtemps
Commentaires
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AnThonY LaCroiX
17/12/11 à 03:03
http://www.youtube.com/watch?v=egkFtB0cNSk&feature=youtu.be

AnThonY LaCroiX
04/12/11 à 18:53
Je ne vois pas où il y a des incohérences dans tes exemples. Pour ce qui est des scènes à rajouter il n'en est pas questions. Après avoir parler à des amis écrvains il est vraiment inutile de vouloir justifier l'arriver des zombies. Ça ferait clicher alors que dans la plus part des films, on ne le fait pas. Merci de tes commentaires

Cbastien
04/12/11 à 16:58
Questionnement
À plusieurs reprises, j'ai du relire deux fois quelques segments de phrases ou paragraphes, parce qu'il y avait des incohérence.

1. «Puis il bava. Un peu sur le bureau devant lui, beaucoup sur ses chaussures. Le bruit aqueux que cela fît confirma que quelque chose n'allait pas.
Puis, un cri, une chaise renversée. Je remarquai alors qu'une fille dans ma classe avait deux passions, que je ne connaissais pas.
Les films d'horreurs et les talons hauts »
-Quel est le lien entre ces deux idées?

2. Sa nuque a un goût acidulé qui me surpris.
-Qui parle? Le sens de la phrases tourne mal...

3. Le personnage de l'enseignante est intéressant pourrait être davantage exploitée. Si tu pouvais la décrire davantage, est-elle importante dans l'histoire?

4. Est-ce une partie du scénario ou l'intégralité? Car, il pourrait y avoir des éléments supplémentaires qui expliquerait qu'on parle clairement du zombie (sans êtes non plus tappe à l'oeil)

Sommes toutes, il y a un bon potentiel à développer dans ton texte, les personnages sont intrigants. Comme c'est un projet scénario, si tu veux mon avis, il faudrait sans doute développer davantages sur les personnages traités dans ton texte, cela donnerait de la couleur aux morbides. Il reste du travail à faire, j'ai hâte de voir ton film!!

kali
22/10/11 à 13:56
C'est intéressant, mais par moment, on ne comprend pas bien ce que certaines choses viennent faire là. Sinon, toujours un problème avec l'orthographe, fais attention, c'est gênant à la fin, et ça rebute de continuer à lire.