Slam Jam Collectif Sauvage : Ceci est un rassemblement pacifique!

Type : Chronique / Littérature | Ajoutée le : 31/03/2010 | Modifiée le : 31/03/2010
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Images du Slam Jam Collectif Sauvage
merci à Marianne Verville, Arianne Bergeron et June
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Chronique :
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Ou un joli rêve, si vous préférez. Celui que vous n’attendiez plus. Des jeunes à jeun qui s’éclatent sans dépenser un sou et sans chercher à en gagner. Ça ressemblerait presque au printemps si nos bouches ne crachaient pas un peu de fumée.

Rien de plus libre qu’un Slam Jam Sauvage. Le public est cosmopolite, les prestations s’enchaînent au gré des envies, les applaudissements se mêlent aux bruits de la ville. Sauvage mais sympathique. Sauvage comme naturel, sans fioritures. Sauvage parce qu’on prend la rue, mais gentiment. N’oubliez pas que c’est un rassemblement pacifique!

Le Slam Jam Sauvage n’a pas d’itinéraire. Il est volage. Le 27 mars dernier, il a d’abord pris d’assaut l’orée du Parc Émilie-Gamelin. Il a ensuite migré vers l’Escalier, pour se réchauffer un peu, mais la parole, elle, ne s’est pas reposée. Il a terminé son parcours quelque part entre l’UQAM et la Bibliothèque Nationale. Un coin de rue des plus banals qui nous a quand même attiré 5 publics supplémentaires (comme le slam sauvage est unique, chaque spectateur est à mon sens unique, donc un public en soi).

Qui avons-nous vu prendre le micro imaginaire le temps de quelques vers?
- Les habitués du Slam Jam Collectif : June, Xavier, Dali, Bérékyah, Véro Bachand (un retour :o) ), Ben (Bernard Anton), Said et Myriam St-Denis Lisée (moi)
- Quelques nouveaux : Caroline (qui travaille à l’Escalier), Witness
- Quelques surprises : Jérémie Laporte (texte interprété par Xavier, son grand frère), Marianne Verville et Anthony Lacroix, descendus de Sherbrooke spécialement pour l’occasion.
- Deux publics : (J’ignore leurs noms) Je vous l’avais dit que chaque spectateur est unique!
- Un interprète de Cavalier Noir (ça se slamme bien, d’ailleurs)

Ces poètes-slammeurs aguerris nous ont fait plonger dans « un moment d’éternité plus parfait qu’une fiction » (Ben). « Frères Jean-Jacques, dormez-vous? » (Véro Bachand). Non, nous ne dormions pas. À l’instar de Said qui file droit sur ses rêves, nous avons pris conscience que « aujourd’hui, c’est un cadeau » (June). Que même si «les mirages, c’est mi-enrageant, mi-soulageant, ça sent la cave pis le firmament » (Bérékyah), nous n’avions pas à écouter « notre horoscope qui nous dit d’être sage » (Caroline). Que « ou tu oublies tes idées, ou tu es passionné jusqu’au bout » (Caroline). Nous ne voulons plus de demi-mesures. Comme Witness qui ne se permet pas de rester à l’abri du feu, comme Xavier qui veut déranger, nos voix ont le droit de s’exprimer sans craindre de « devenir le ballon au jeu du ballon-chasseur » (Marianne Verville). Nous ne voulons plus être invisibles ni nous faire baiser (Myriam). Avec ou sans salle, avec ou sans micro, nous osons être des poètes. Car un poète, c’est quelqu’un « qui enfante le monde en propre et en brouillon et qui l’éduque un petit peu à sa façon » (Anthony Lacroix)*

N’oubliez pas que ceci était un rassemblement pacifique!
(Et que grâce à ce droit, la police n’a rien pu faire, tra-la-la-la-lère!)

* J’ai parfois légèrement modifié les propos des poètes pour les besoins du texte
Commentaires
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Burn
01/04/10 à 02:07
Quelle intro quand même! La créativité n'est pas une qualité qui fait défaut chez toi ;).

AnThonY LaCroiX
31/03/10 à 16:44
tres belle chronique, je comprends pourquoi tu écrivais tout le temps maintenant

Libellule Rouge
31/03/10 à 14:53
Je pensais faire une chronique sur l'événement, mais finalement tu en parles beaucoup mieux que moi je n'aurais pu le faire, d'autant plus que tu connais plus les habitués. J'ai découvert des slameurs époustouflants et ouverts, prêts à accueillir tout style et tout genre. Un merveilleux moment, si ce n'est du froid mordant, mais j'ai encore le coeur chaud en y repensant.
Merci de cette belle chronique Myriam! :)