Re:court collectif pour le Festival du texte court

Type : Chronique / Littérature | Ajoutée le : 28/02/2010 | Modifiée le : 28/02/2010
Agrandir la galerie

Marianne V. pour e-toile.org
Classement :
Pointage : --/5
Nombre de votes : 0
(Pour voter, connectez-vous!)
Position dans Chroniques : --

Visites :
Aujourd'hui : 1
Total : 986

Communauté :
Commentaires : 0
Ajouts aux favoris : 0 (Qui?)

Chronique :
Mots : 598
L’événement Re:court collectif, qui a eu lieu le 25 février dernier au Boquébière de Sherbrooke, avait pour but de financer le Festival du texte court de Sherbrooke présenté depuis cinq ans à la fin mai au centre-ville. Alliant un spectacle littéraire et un encan d’œuvres d’art, parrainé par Zone Art, cette soirée a aussi permis aux organisateurs de dévoiler le thème de l’édition 2010 : Artères. Bref, on se donne les moyens de saigner du 27 au 30 mai 2010!

La soirée était divisée en plusieurs parties, à commencer par des lectures poétiques et des slams des organisateurs du Festival du texte court. David Goudreault était chargé de l’animation et a introduit ces collègues Sophie Jeukens, Frank Poule, Keven-Yann Boisvert, Jean-François Vachon et Marc-André Dansereau. Ceux-ci nous ont livrés plusieurs excellents textes, passant de l’humour… au meurtre! J’ai beaucoup apprécié le duo entre Sophie Jeukens et Frank Poule qui tournait autour des poètes et de leur rapport monétaire.

Par contre, gros bémol à la qualité sonore de l’ensemble. Pas que le Boquébière ne possède pas de bons équipements sonores ou que le technicien était mauvais, non. Simplement, avec les spectateurs qui parlent, ça devient rapidement cacophonique. Je me demande si la configuration de la salle n’a pas un peu à faire là-dedans, ou si ce n’est juste pas une salle faite pour accueillir des spectacles littéraires (parce que je n’ai pas eu de tels problèmes lors des matchs de l’Abordage, par exemple). C’est dans ces temps-là qu’on commence à s’ennuyer du Téléphone Rouge…

L’encan au profit du Festival, organisé en collaboration avec Zone Art (http://www.zone-art.ca), a quand même bien fonctionné, considérant que le public n’était pas majoritairement parmi les acheteurs typiques des encans. Plusieurs magnifiques toiles étaient en vente, notamment les œuvres créées en direct durant le Festicourt 09 par les artistes sherbrookois Steve St-Pierre, Sarah Lachance, Yannick Beaudoin et Karine P. Leblanc. En achetant des billets de tirage, les spectateurs courraient aussi la chance de gagner l’une des trois œuvres d’artistes de la région mises « au ballottage ». Je suis ainsi repartie avec une peinture de Keven-Yann Boisvert – on découvre des talents cachés partout !

Les organisateurs avait invité pour clore la soirée un artiste marquant des quatre premières éditions du Festicourt, le poète laurentien Gilles Matte. Je ne pourrai toutefois pas vous en dire grand-chose, ayant subi un problème de batteries d’appareil photo à ce moment exact! J’ai vaguement entendu son premier poème, mais la sonorisation n’aidait à se concentrer sur la poésie très imagée que Gilles Matte a livré à un public partiellement attentif.

Finalement, on a eu droit à un encan « pour les pauvres », où des objets mythiques des dernières éditions du Festicourt ont été mis en vente. La camisole de Frank Poule, les boxers verts de Marc-André Dansereau et le manuscrit de « Haute Trahison » par David Goudreault se sont envolés pour des prix variants entre 1,25$ et 55$. De quoi financer un autre festival tout aussi mythique !

Dernier petit bémol : ça manquait de micro-ouvert. On est peut-être trop habitués à la formule du Slam du Tremplin, mais il y avait dans la salle assez d’artistes motivés pour faire durer la soirée encore longtemps. Mais au moins, on sait déjà qu’on va se reprendre à la fin mai !
Commentaires
Pour pouvoir commenter, vous devez vous connecter !
Personne ne s'est exprimé pour le moment...