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Je suis fort en philosophie et en slam, mais pour ce qui est du journalisme, c'est autre chose. C'est peut-être pour ça que ça m'a pris plus d'une semaine pour écrire un article sur la soirée philo-slam qui a eu lieu lundi dernier au Boquébière de Sherbrooke. Je sais, le journalisme, c'est facile. Qui, où, quoi, comment, pourquoi et quand sont les seules questions à répondre. Il n’y a pas autant de questions sans réponse qu’en philosophie et autant de diversité linguistique que dans le slam. Mais bon, je ne suis juste pas capable. Cependant, on m'y oblige pour cette fois-ci. Je vais faire un grand effort.
Quand : C'était le 15 mars. Date taboue maintenant pour faire un événement culturel à Sherbrooke quand on sait que les 15 de chaque mois sont réservés au groupe littéraire les Quinzes.
Qui:
Le groupe qui a eu l'odieuse idée de faire une soirée la date fatidique du 15 fut la Société des philosophes de Sherbrooke. Heureusement, sachant que c'était un 15, ils ont invité Jean François Vachon et son groupe à participer à l'évènement. La scène était donc partagée entre des philosophes et des slameurs.
Comment :
La soirée a commencée pour ma part avec un atelier d'écriture sur le cynisme dans la salle privée du Boquébière. Cet atelier ressemblait en sa forme à un peu toutes les rencontres des Quinzes précédentes.
Cette fois nous avions à écrire une brève définition de ce que selon nous est le cynisme. Ensuite nous devions écrire un texte libre qui, par hasard, est resté dans les branches du cynisme pour la plus part des gens. Nous avons été invité, Quinzes que nous sommes, à remplir quinze minutes lors du spectacle de la soirée.
Quoi :
Ce spectacle était séparé en trois parties. La première était dédiée aux philosophes qui ont organisés la soirée, la deuxième était octroyée au groupe des Quinzes et la troisième fut prise d'assaut par le docteur Crédible Berlingot, Carl Bessette, Frank Poule et Jean-François Vachon.
Personnellement, je trouve que la prestation des philosophes fut très décevante. Ils ont fait une mini pièce de théâtre qui mettait en scène Diogène, le père de l'école de pensée cynique, et une animatrice survoltée à l’accent français trop forcé. J'avais déjà auparavant eu un cours sur Diogène et heureusement, car la mise en scène ne m'aurait pas aider à le connaître. Cependant le reste de la soirée fût très bien rempli. J'ai très bien entendu les prestations des slameurs et, pour une fois dans cette salle, il me semblait que la grande majorité des gens qui étaient là venaient pour le spectacle. Il y a seulement la prestation musicale de Docteur Berlingot qui s'entendait mal. J'ai vraiment trouvé la soirée électrisante.
Pourquoi :
Je me concentrerai plus sur la troisième ronde, car c'est là qu'il s'est passé le plus d'action. La plupart des textes qui ont été performés, je ne les avais jamais entendus. Rien ne me plaît plus que d'entendre des nouveaux textes. En plus, Frank a rallié l'un autre de mes grands plaisirs à la soirée. Nous pouvions, à l'instar des soirées d'improvisation, lancer des boules de styromousse sur les slameurs. D'ailleurs un lancer précis de Sophie Jeukens sur le nez de Jean-François Vachon créa un blanc à celui-ci, blanc qui heureusement pour nous se dissipa rapidement.
Est-ce que:
Dans l'ensemble, la soirée fut pour ma part réussie. C'était le meilleur spectacle de slam en dehors du Tremplin 16-30 selon moi. Une présence plus importante du côté philosophique de la soirée aurait été intéressante. Comme une discussion ou un cours théologique sur Diogène. À ceux qui diraient que ce serait trop ennuyant, je dirais que personnellement j'en ai déjà eu un et c'était passionnant.