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Les deux animateurs, David Goudreault et Pouyo, maquillés en Batman et Spiderman
Marianne V. pour e-toile.org
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C’était soir de première le mercredi 3 mars dernier à la microbrasserie le Memphré de Magog : une toute nouvelle soirée de slam et beat s’est déroulée dans la bonne humeur et l’enthousiasme. Plusieurs magogois ont répondu à l’appel, et la petite salle a rapidement été comble d’un public attentif et respectueux. Animé avec humour et amour par David Goudreault et Pouyo, cette soirée avait de quoi donner le goût de la récidive!
Un peu moins de dix slameurs invités s’étaient déplacés pour l’occasion, la plupart provenant des environs de cette ville industrielle de l’Estrie. L’instigateur de ce premier rassemblement slam à Magog, Pouyo, avait toutes raisons de se réjouir en voyant l’intérêt que sa soirée a suscité dans la communauté slam, mais aussi dans la ville. Malgré l’exiguïté du bar, les conversations des clients qui n’étaient pas intéressés par le spectacle n’ont pas vraiment dérangé puisque la sonorisation a été plutôt bonne tout au long de la soirée. J’ai aussi été agréablement surprise par l’écoute des spectateurs – souvent l’attention est plus diffuse dans un bar.Mais il faut dire que le public a eu droit à une rafale d’excellentes prestations livrées par des habitués de la scène slam de Sherbrooke ou Trois-Rivières. Ceux qui se sont déjà qualifiés n’attendaient qu’une occasion comme celle-ci pour remonter sur les planches avant les demi-finales, après tout! Beaucoup moins de stress pour les participants aussi puisqu’il n’y avait aucun juge et aucune note : liberté totale, en quelque sorte! Ça nous a permis de revoir aussi des visages connus, comme Véronique Suzanne, qui ont maintenant délaissé la compétition de slam au profit des soirées de poésie ou de contes.
C’était aussi l’occasion de performer avec des musiciens, pour une rare fois où les règlements étaient clairement relégués aux oubliettes. Accompagné à la guitare et au violoncelle, Jean-François Vachon m’a surprise avec un texte plus émotif, tout comme David Goudreault qui a lu un slam écrit à neuf mains avec des jeunes en difficulté. Chapeau aux musiciens qui ont su suivre le flot des écrits sans jamais détoner.En somme, de beaux moments comme on aimerait en voir plus souvent!
La soirée s’est conclue sur un micro-ouvert, qui a attiré quelques poètes. J’espère qu’ils seront plus nombreux lors d’une prochaine édition – parce que Pouyo croit bien en faire un événement récurrent, à tous les deux mois. Une initiative que j’encourage, parce qu’après tout au-delà des compétitions de slam, il reste la poésie, la musique et les mots qui ne doivent pas se cloîtrer dans les scènes des grandes villes : la région, ça slame aussi!
