Magog slame au beat du Memphré

Type : Chronique / Littérature | Ajoutée le : 06/03/2010 | Modifiée le : 06/03/2010
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Les deux animateurs, David Goudreault et Pouyo, maquillés en Batman et Spiderman
Marianne V. pour e-toile.org
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C’était soir de première le mercredi 3 mars dernier à la microbrasserie le Memphré de Magog : une toute nouvelle soirée de slam et beat s’est déroulée dans la bonne humeur et l’enthousiasme. Plusieurs magogois ont répondu à l’appel, et la petite salle a rapidement été comble d’un public attentif et respectueux. Animé avec humour et amour par David Goudreault et Pouyo, cette soirée avait de quoi donner le goût de la récidive!

Un peu moins de dix slameurs invités s’étaient déplacés pour l’occasion, la plupart provenant des environs de cette ville industrielle de l’Estrie. L’instigateur de ce premier rassemblement slam à Magog, Pouyo, avait toutes raisons de se réjouir en voyant l’intérêt que sa soirée a suscité dans la communauté slam, mais aussi dans la ville. Malgré l’exiguïté du bar, les conversations des clients qui n’étaient pas intéressés par le spectacle n’ont pas vraiment dérangé puisque la sonorisation a été plutôt bonne tout au long de la soirée. J’ai aussi été agréablement surprise par l’écoute des spectateurs – souvent l’attention est plus diffuse dans un bar.

Mais il faut dire que le public a eu droit à une rafale d’excellentes prestations livrées par des habitués de la scène slam de Sherbrooke ou Trois-Rivières. Ceux qui se sont déjà qualifiés n’attendaient qu’une occasion comme celle-ci pour remonter sur les planches avant les demi-finales, après tout! Beaucoup moins de stress pour les participants aussi puisqu’il n’y avait aucun juge et aucune note : liberté totale, en quelque sorte! Ça nous a permis de revoir aussi des visages connus, comme Véronique Suzanne, qui ont maintenant délaissé la compétition de slam au profit des soirées de poésie ou de contes.

C’était aussi l’occasion de performer avec des musiciens, pour une rare fois où les règlements étaient clairement relégués aux oubliettes. Accompagné à la guitare et au violoncelle, Jean-François Vachon m’a surprise avec un texte plus émotif, tout comme David Goudreault qui a lu un slam écrit à neuf mains avec des jeunes en difficulté. Chapeau aux musiciens qui ont su suivre le flot des écrits sans jamais détoner.En somme, de beaux moments comme on aimerait en voir plus souvent!

La soirée s’est conclue sur un micro-ouvert, qui a attiré quelques poètes. J’espère qu’ils seront plus nombreux lors d’une prochaine édition – parce que Pouyo croit bien en faire un événement récurrent, à tous les deux mois. Une initiative que j’encourage, parce qu’après tout au-delà des compétitions de slam, il reste la poésie, la musique et les mots qui ne doivent pas se cloîtrer dans les scènes des grandes villes : la région, ça slame aussi!
Commentaires
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Libellule Rouge
08/03/10 à 14:46
Il doit bien avoir de ce genre de soirée dans ton coin de pays aussi, en tout cas je l'espère bien parce que sinon ça serait très dommage. Sectaire les slameurs français? Ah ben tu parles, il me semble que la poésie n'a pas besoin de restriction d'âge, ce que les plus vieux apportent est très différent du discours d'une fille de 14 ans par exemple. Pour moi ça me semble essentiel que tout le monde soit le bienvenue. On offre une tribune, ce n'est pas pour enlever les escaliers à certains!
Enfin, je suis heureuse de te donner envie de nous visiter! Merci de ton commentaire!

Et Jack Kerouac dans les années 40 aussi!

orfeo
08/03/10 à 13:17
J'adore vos chroniques, les filles, ça donne envie... Bon, y'a vraiment peu de chances de me voir débouler à une de ces soirées, mais comme j'aimerais en découvrir par ici d'aussi sympa! Il me semble, à vous lire, que chez vous les slammeurs et leur public sont moins sectaires qu'en France, où, si on a dépassé 40, c'est "circulez, papy et mamie, la soirée Adamo c'est pas ici!"...
Après tout, Maïakovski faisait déjà du Slam dans les années 20!

Libellule Rouge
08/03/10 à 04:56
Ouais, c'est totalement le fruit du hasard en plus! Merci de tes éloges ma chère amie! :)

Utopia24
08/03/10 à 04:54
Tight!
Tight 500 mots! Tu serais une bonne journaliste. Que dis-je : tu es une bonne journaliste-chroniqueuse :)

Merci pour ce sympathique compte-rendu!