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Photos de la pièce L'anti-plage de L'Abattoir Théâtre
Marianne V. pour e-toile.org
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Mots : 496
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Dans l’univers absurde de L’Abattoir Théâtre, tout peut être possible. À travers cette troisième création, la jeune troupe de Sherbrooke ose encore et aborde un thème très souvent tabou, la mort. En fait, elle ne fait pas seulement l’aborder : toute la pièce parle constamment de la mort, sans jamais faire de mention textuelle à la plage. Cette antithèse digne de Ionesco, au départ déconcertante, m’a fait rire à plusieurs reprises, comme quoi les décès ne sont pas toujours si morbides…
Écrite par Mathieu K. Blais et mise en scène par Mylène V. Rioux, la pièce rassemble 8 comédiens qui interprètent 26 personnages, défunts ou non. Jasmin Boudreau, Danye Brochu, Gabriel Cloutier-Tremblay, Caroline Fontaine, Guillaume Gosselin, Sabrina Pariseau, Patrick Straehl et Valérie Toupin Delafontaine entraînent le public dans un univers totalement absurde, à la fois ludique et légèrement vulgaire, où les morts agissent comme des vivants… ou presque.Toute la distribution a bien appuyé l’histoire en évitant dans l’ensemble le faux pas du cabotinage. Mon coup de cœur va à Guillaume Gosselin, totalement hilarant et toujours dans son rôle, même lorsqu’il n’avait pas de répliques. Je me suis toutefois questionnée en cours de route sur la pertinence des habits de plage, mais y avait-il un meilleur moyen de rendre la mort absurde que l’accompagner d’un speedo?
La mort à haut risque
Alors, décédés ou non, ces personnages à la limite de la démence? Quand la mort devient un spectacle, il va sans dire que ce qui aurait pu être tragique devient rapidement humoristique. L’anti-plage joue sur la ligne mince du quatrième mur, avec une sorte de mise en abîme théâtrale parfois difficile à saisir.
Dans cet enchevêtrement de scènes sans lien autre que thématique, j’aurais aimé trouver un fil conducteur plus clair qui m’aurait empêché de me demander où est-ce que toutes ces histoires allaient mener. La fin m’a d’ailleurs un peu laissée sans réponses. Malgré tout, je dois saluer l’audace des créateurs qui ont su faire rire le public sans tomber dans le mauvais goût. La pièce, pourtant d’une durée d’une heure trente sans entracte, s’est déroulée à vive allure, captivant les spectateurs grâce à son humour décapant et ses intrigues bien tournées.
La mort est un sujet délicat, difficile à sortir de son carcan dramatique, mais L’Abattoir a gagné son pari et avec brio.
L’anti-plage est présentée au Théâtre Léonard-St-Laurent de Sherbrooke (200, rue Peel) ce samedi 19 mars ainsi que les 24, 25 et 26 mars à 20h.
Pour en savoir plus, visitez le http://abattoirtheatre.wordpress.com/
ou consultez l’article paru dans le Voir Estrie : http://www.voir.ca/publishing/artic.....icle=75954
