
Jeune mineur d'Amérique latine
ONF
Classement :
Pointage : --/5
Nombre de votes : 0
(Pour voter, connectez-vous!)
Position dans Chroniques : --
Pointage : --/5
Nombre de votes : 0
(Pour voter, connectez-vous!)
Position dans Chroniques : --
Visites :
Aujourd'hui : 0
Total : 712
Aujourd'hui : 0
Total : 712
Chronique :
Mots : 268
Mots : 268
Que reste-t-il de l'enfance lorsqu'elle est exploitée, violée, appauvrie et réduite au silence? Un jeu de marelle, de billes ou de ballons dirait Marquise Lepage, réalisatrice du documentaire Des billes, des ballons et des garçons.
Le film débute sur ces diverses scènes de jeux faites de rires et d'insouciances, traits caractéristiques de la jeunesse. Rapidement, Mme Lepage braque par contre sa caméra sur l'une des plus grandes injustices de ce monde : l'exploitation des enfants de par le monde. Difficile d'imaginer un enfant travaillant 6 à 8 heures dans une mine de charbon au Pérou ou encore un jeune thaïlandais se prostituant pour s'acheter à manger. Tout au long de ce documentaire, des scènes semblables défileront pourtant pour nous prouver le contraire.Ce qui fait par contre tout le génie et la sensibilité du film, ce sont les témoignages de ces enfants. L'on passe d'échanges directs avec la caméra à des scènes de la vie quotidiennes, tout en se laissant berçer par les musiques composées Jamil. C'est surprenant de voir avec quelle ouverture ceux-ci se livrent et approfondissent leur réflexion sur la vie. C'est ce qui avait été remarquable dans son film précédent Des marelles et des petites filles. On pourra dire que sa constance de travail a permis une autre très belle réalisation.
Malgré toutes les émotions qu'un tel récit peut faire surgir, la bonhomie naturelle des personnages finis toujours par nous rassurer. Il reste un espoir. Il nous faudra être à la hauteur de leurs espérances.