Grand Chelem poétique 2010 : intenses performances

Type : Chronique / Littérature | Ajoutée le : 06/10/2010 | Modifiée le : 06/10/2010
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Marianne V. pour e-toile.org
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Sherbrooke a eu droit le 23 septembre dernier à un événement de poésie hors du commun. Dépassant toujours les limites du raisonnable, le slamestre Frank Poule nous avait mijoté une compétition sans précédent. Quatre poètes, qui avaient relevé le défi de conserver l’appui du public pendant 22 minutes 22 secondes lors d’une des soirées de l’an dernier, étaient conviés à s’affronter dans l’arène du Tremplin jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un. Guy Perreault, Marjolaine Beauchamp, Carl Bessette et Queen Ka étaient donc les vedettes du premier Grand Chelem poétique, qui n’a franchement pas déçu.

Les attentes étaient élevées étant donné la réputation respective des quatre poètes, venus de Montréal et de Gatineau pour nous livrer le meilleur d’eux-mêmes. À la simple vue de Frank Poule habillé en Jules César du slam, on savait déjà que ce serait une soirée haute en couleur. Le Tremplin 16-30, réaménagé en arène maison, ajoutait à cette ambiance particulière. Ajoutez à cela un fou du roi, personnifié par le Dr. Crédible Berlingot, et un bourreau en la personne du maître des katanas, Pouyo, et la salle était en ébullition.

Chaque poète, costumé pour l'occasion, a commencé par présenter l’un de ses compétiteurs, et chacun y est allé avec humour et quelques pointes bien placées, comme Guy Perreault rappelant que Queen Ka a un nom imprononçable et Marjolaine Beauchamp faisant l’éloge funèbre de Carl Bessette. La première partie a permis de voir les quatre artistes démontrer l’ampleur de leur talent, tant au plan des textes que de la performance. Ces poètes, ces slameurs mangent littéralement la scène et débordent d’énergie, travaillant sans relâche pour nous faire rire, pour nous rendre admiratif ou pour nous faire monter la boule dans la gorge.

J’ai particulièrement apprécié le duel entre Queen Ka et Carl Bessette. Malheureusement, celui s’est vu montrer la porte le premier, à la suite des votes du public, qui devaient voter pour leur favori. Il peut cependant se consoler : lors des votes suivants, plusieurs cartons pour Carl Bessette se sont levés même s’il était déjà éliminé, preuve que les spectateurs voulaient davantage voir tous ces immenses performeurs à l’œuvre plutôt que de les éliminer!
Parmi les autres moments mémorables, je soulignerais le tour de chant orgasmique de Queen Ka ainsi que le rap de Marjolaine Beauchamp. Guy Perreault m’a aussi fait tordre de rire avec des extraits de son « questionnaire du recensement », mais surtout lorsqu'il a fait la cour à une spectatrice très participative... Il fut néanmoins le deuxième éliminé.

La finale s’est donc jouée entre les deux poétesses : pas de tirage de cheveux, plutôt beaucoup d’amitié et de respect. Entre la sensibilité trash de Marjolaine Beauchamp et la théâtralité verbeuse de Queen Ka, le cœur des spectateurs a balancé longtemps. Au dernier vote, ce fut finalement Queen Ka la grande gagnante du Grand Chelem poétique 2010. Le prix? Un bâton de baseball signé par le slam papy, Marc K. Smith : heureusement que le Dr. Berlingot a accepté de le remettre, après l’avoir caché durant quelques heures!

Et Frank Poule a confirmé que Grand Corps Malade y apposerait sa signature pour l’édition de l’an prochain. De quoi faire saliver bien des slameurs de ce monde…

Pour plus d’information sur le Grand Chelem ou sur le Slam du Tremplin, visitez le nouveau portail http://www.slamdutremplin.com .
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