|
||
| Agrandir la galerie | ||
Classement :
Pointage : 5/5
Nombre de votes : 1
(Pour voter, connectez-vous!)
Position dans Chroniques : 12ème
Pointage : 5/5
Nombre de votes : 1
(Pour voter, connectez-vous!)
Position dans Chroniques : 12ème
Visites :
Aujourd'hui : 0
Total : 515
Aujourd'hui : 0
Total : 515
Chronique :
Mots : 767
Mots : 767
Après quatre jours de festivités littéraires, l'heure est au bilan pour la 5e édition du Festival du texte court de Sherbrooke, alias le Festicourt. Les nombreuses activités ont été passablement courues, tant par une faune d'habitués que de néophytes. Faisons tout d’abord un survol des deux dernières journées.
Le samedi s’est amorcé avec des escouades poético-médicales au centre-ville de Sherbrooke ainsi qu'au Carrefour de l'Estrie. Les passants ont reçus des bons mots, des sourires et même des massages. Qui a dit que la littérature n’adoucissait pas les mœurs? La soirée était pour sa part dédiée à un spectacle multidisciplinaire, Artères. La première partie était le fruit des organisateurs du Festicourt, qui en ont mis plein la vue avec une prestation où tous les membres de l’audience étaient appelés à jouer un rôle, que ce soit en répondant aux performances sur scène, en riant, en chialant ou en lisant des poèmes. L’esprit participatif du festival, qui est en somme un des grands objectifs de ce rassemblement littéraire, a été particulièrement mis en évidence et bien apprécié du public en général.
La deuxième partie de la soirée mettait en vedette différents invités de la région ou d'ailleurs: Véronique Bachand, Éric Francoeur, Marie-Andrée Gagnon, Marie-Paule Grimaldi, Caroline Louisseize, Marie Lupien-Durocher et Patrick Nicol. Ils étaient accompagnés en musique improvisée par Sébastien Côrriveau et Jessie Ens. En somme, les invités ont offerts des performances justes et senties. J’ai eu personnellement un coup de cœur pour les contes de Marie Lupien-Durocher, qui a su me surprendre au détour d’un regard perçant ou d’une phrase bien tournée. Trois films de slameurs sherbrookois en collaboration avec des artistes visuels de Zone-Art (http://zone-art.ca) ont aussi été projetés.
Le salon de thé l’Arbre à Palabres a par la suite accueilli les persévérants qui avaient encore soif de littérature et de poésie. Animé par Jean-Sébastien Dubé du Cercle des conteurs des Cantons-de-l’Est, ce micro-ouvert a laissé place à des conteurs, des poètes, bref des lecteurs en tout genre, le tout dans une atmosphère intime et chaleureuse (dans les deux sens du terme).
Après quelques heures de sommeil bien méritées, le Festicourt s’est poursuivi le dimanche après-midi avec un Réclame ta rue sur l'une des artères les plus importantes de Sherbrooke, la rue Wellington Sud. Bien que quelques automobilistes semblaient ne pas apprécier ce blocage de rue, je dirais qu’au-dessus de 250 curieux ont investis cet espace public transformé en zone artistique durant les cinq heures de l’événement. Il faut dire qu'il ne manquait pas d'activités: bazar artistique, ateliers de Recirque, peinture en direct, exposition d’ArtFocus (http://artfocus.tv/), tente de lecture pour les tout-petits, micro-ouvert et prestations d'artistes invités (musique, slam, rap, littérature, etc.). Le soleil étant de la partie, heureusement, nous aurions simplement apprécié que le vent s’y mêle moins (quoiqu’un domino de chaises, ça peut être plutôt drôle!).
Un grand coup de cœur de ce Réclame ta rue, pour plusieurs, fut la présence de Jonathan Boies et sa machine à poèmes, dont j’avais glissé mot dans mon article sur la Nuit de la poésie au Saguenay (http://e-toile.org/chroniques-4e-nu.....s-169.html). De Léo Ferré à Baudelaire, son répertoire est plutôt impressionnant. J’ai personnellement aussi beaucoup aimé la prestation des Productions Arreuh ainsi que la musique du groupe 2 gars 1 fille. Le micro-ouvert a offert des hauts et des bas, mais il y en a eu tellement qu’il m’est impossible de me souvenir de tout le monde qui est monté sur scène! N’hésitez pas à partager vos coups de cœur avec nous!
Au final, qu'est-ce que je retiens du Festival du texte court de Sherbrooke 2010? Beaucoup de beaux moments, des prestations littéraires dans des endroits incongrus et du soleil pour chauffer les têtes et les mots. J'ai l'espoir qu'encore cette année des gens auront vécu leur première lecture publique lors de l'un des micro-ouvert : dire que l’an dernier, par exemple, Véronique Bachand, présente au spectacle Artères, en était à sa première lecture. Qui sait quel artiste franchira une telle étape l’an prochain?
